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Blais n’exclut pas le tramway

Le ministre ouvert à toutes les solutions pour réduire la congestion

Le projet de Système rapide par bus (SRB) est «fondamental» pour le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, qui promet aussi des annonces prochainement pour l’élargissement des autoroutes Henri-IV et Laurentienne.
Photo Simon Clark Le projet de Système rapide par bus (SRB) est «fondamental» pour le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, qui promet aussi des annonces prochainement pour l’élargissement des autoroutes Henri-IV et Laurentienne.

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Jugé «trop cher» par son prédécesseur, Sam Hamad, le projet de tramway – que l’on croyait mort et enterré – figure toujours parmi les solutions à la congestion routière envisagées par le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais.

Pour le ministre Blais, après la pénurie de main-d’œuvre, la congestion routière s’impose en tant qu’enjeu prioritaire dans la région de Québec. «Il faut chercher des solutions», a-t-il expliqué en entrevue éditoriale avec notre Bureau parlementaire.

«Avoir un système de transport (en commun) du 21e siècle à Québec, c’est important», considère celui pour qui le projet de Système rapide par bus (SRB) à 1,1 G$ demeure «fondamental».

Son gouvernement s’étant aussi engagé pour un troisième lien, les coûts de sa réalisation jumelés à ceux du SRB ne reviendraient-ils pas à ceux du tramway, doté d’une capacité d’accueil deux fois plus importante, lui a-t-on demandé.

Capacité suffisante

«J’entends ça, je l’entends très bien», a-t-il rétorqué, sans exclure l’option du tramway parmi les scénarios possibles. «On va vous revenir là-dessus, je suis prudent là-dessus», a-t-il ajouté.

Le ministre a bien noté, dans l’étude de faisabilité dévoilée en février 2015, que l’option du tramway se chiffrait à un milliard de plus que le SRB.

«Où va passer le SRB, c’est un fond de terrain en béton suffisamment profond, à ce qu’on me dit, pour accueillir un tramway», a aussi retenu le ministre, qui ne remet pas non plus en doute la capacité du pont à supporter cette infrastructure.

Troisième lien

Et si c’était ça le troisième lien? «Je vous entends très bien, je vais vous revenir là-dessus», a encore répété M. Blais.

Celui qui en avril dernier a succédé à Sam Hamad en tant que ministre régional reconnaît qu’au départ, il n’était «pas très chaud au troisième lien».

«Je ne croyais pas cette histoire de 500 M$ pour faire un tunnel de huit kilomètres, alors que ça coûte 400 M$ pour peinturer le pont de Québec», a-t-il raconté.

«Un tunnel, vous mettez un trou là, puis ça ressort là, c’est peut-être bon pour le passage des gens, mais le SRB, autour du SRB il va y avoir du développement économique notamment pour la rive sud, donc c’est une excellente chose, et il faut pousser ce projet-là, l’accélérer même si c’est possible. Pour moi, ça c’est clair.»

Chose certaine, peu importe la solution qui sera choisie, «on sait que ça va coûter cher», a dit le ministre.

Critique envers Duclos et Justin Trudeau

À défaut de régler le dossier du pont de Québec comme ils s’étaient engagés à le faire, les libéraux de Justin Trudeau en paieront le prix politique, prévient le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais.

«Ils vont l’apprendre un jour, il y a un prix à ne pas respecter des engagements électoraux», a déclaré le ministre Blais, en entrevue éditoriale avec notre Bureau parlementaire.

En campagne électorale, l’an dernier, les candidats libéraux avaient vivement critiqué la gestion du dossier du pont de Québec par le gouvernement Harper. Ils s’étaient du même souffle engagés à trouver une solution d’ici juin 2015. Quelques rencontres plus tard avec le CN et les différents intervenants impliqués, il n’y a toujours pas de coup de pinceau de prévu sur le pont qui fêtera ses 100 ans l’an prochain.

«Il faut qu’ils changent leur fusil d’épaule et peut-être aussi avoir une attitude un petit peu plus critique, disons-le, envers le CN», a suggéré M. Blais.

Ministre responsable

Le ministre Blais reproche également à Justin Trudeau de n’avoir désigné aucun ministre responsable de la région de Québec, un rôle qu’avait notamment occupé la conservatrice Josée Verner, il y a quelques années.

M. Blais cible ici son ami et ex-collègue de l’Université Laval devenu ministre de la Famille et député de Québec à la Chambre des communes, Jean-Yves Duclos, qui a récemment signalé à différents médias qu’il n’était pas ministre régional.

«Ça, je ne comprends pas, a déploré M. Blais. [...] Lui-même dit: “Moi je ne suis pas ministre responsable.” En même temps, il parle comme quelqu’un qui est (ministre) responsable. Je pense que tout ça ne l’aide pas, je le dis en toute amitié pour lui.»

Autoroute Laurentienne

En deux temps

 

Le projet de Système rapide par bus (SRB) est «fondamental» pour le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, qui promet aussi des annonces prochainement pour l’élargissement des autoroutes Henri-IV et Laurentienne.
Photo d'archives

L’élargissement de l’autoroute Laurentienne pourrait avoir lieu en deux phases, la partie nord d’abord, puis la partie sud jusqu’au centre-ville, selon le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais. «La partie nord, elle est assez attachée, elle n’est pas très difficile à faire», a indiqué le député libéral de Charlesbourg. Il y a un an, une annonce pour l’ajout d’une voie entre la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV avait été annulée à la toute dernière minute. Cette section était évaluée aux dernières nouvelles à 17 M$. Le ministère des Transports a depuis lancé un bureau de projet avec la Ville de Québec. Le maire Labeaume a aussi présenté l’été dernier un projet de 71 M$ pour la portion sud. «Il y a encore du travail à faire», a rapporté M. Blais.

Commission de la capitale nationale

Mandat à élargir

 

Le projet de Système rapide par bus (SRB) est «fondamental» pour le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, qui promet aussi des annonces prochainement pour l’élargissement des autoroutes Henri-IV et Laurentienne.
Photo d'archives

Le ministre François Blais tient à ce que ceux qui résident à l’extérieur du Vieux-Québec ne se sentent pas «oubliés» par la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ). M. Blais songe notamment à des projets comme la phase IV de la promenade Samuel-de-Champlain à Beauport ou à l’ancien site du jardin zoologique dans son comté, Charlesbourg. «(La CCNQ) a été créée pour développer et valoriser la partie historique de Québec, ce qui est normal, mais, moi, ma vision des choses, c’est que ça doit continuer, que les gens du nord de Québec aient aussi accès à des choses. Que la CCNQ s’intéresse aussi à développer des choses pour eux.» Pour ce qui est des Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec, la CCNQ travaille encore à bonifier sa proposition. Le ministre Blais souhaite un usage non seulement «historique», mais aussi «contemporain».

Centre Vidéotron

« Un actif important »

 

Le projet de Système rapide par bus (SRB) est «fondamental» pour le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, qui promet aussi des annonces prochainement pour l’élargissement des autoroutes Henri-IV et Laurentienne.
Photo d'archives

Loin de remettre en question l’investissement massif de 200 M$ fait par le gouvernement du Québec dans le projet d’amphithéâtre, le ministre François Blais considère aujourd’hui le Centre Vidéotron comme «un actif important pour la Ville de Québec». «Si la Ville de Québec avait des difficultés financières, était prise à la gorge, n’était plus capable de réparer ses rues [...] on dirait que c’est un passif. [...] Mais pour moi, le Centre Vidéotron [...] c’est un bien public.» Le ministre Blais ne s’inquiète pas non plus pour les rendements financiers du Centre Vidéotron, qu’il situe encore à une étape de «démarrage». «J’espère qu’il va y avoir une équipe de hockey, je pense que ça va aider beaucoup les choses», a dit M. Blais.