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Prometteuse et réaliste

Annabelle Xu
Photo courtoisie tennis québec Annabelle Xu

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Annabelle Xu a été sacrée ­championne canadienne chez les 12 ans et moins tant à l’intérieur qu’à l’extérieur cette année, mais il y a déjà un moment que Tennis Canada a la jeune joueuse dans sa mire.

«On la suit depuis un ou deux ans, sauf qu’on travaille avec elle à temps plein depuis octobre, raconte l’ancien joueur Frédéric Niemeyer, qui entraîne la prodige de 12 ans. C’est une jeune qui a de bonnes frappes, mais aussi de belles qualités physiques. À un jeune âge, elle gagnait déjà des matchs dans la catégorie d’âge supérieure.»

Avec Jaden Weekes, Annabelle fait partie des beaux espoirs parmi la relève québécoise. Chez les 11 et 12 ans, le potentiel est très bon, dit Niemeyer. Les deux joueurs ont triomphé en salle et sur surface extérieure dans leur catégorie d’âge. Un fait rarissime: souvent, les jeunes champions ne défendent pas leur titre canadien. Une fois le trophée soulevé, l’envie de recommencer à zéro rarement est là.

«Je voulais qu’elle apprenne à jouer pour défendre un titre, avec la pression que cela implique», pointe l’entraîneur.

Car Annabelle n’a pas que des aptitudes athlétiques. Elle a une bonne tête sur les épaules et elle est appuyée par des parents qui s’impliquent sans s’imposer. Des parents qui comprennent que même si les succès sont là en bas âge, le cheminement vers le grand circuit passe souvent par des défaites et l’apprentissage qui vient avec.

«Elle a la bonne attitude, souligne Niemeyer, qui a conseillé Milos Raonic et Vasek Pospisil au début de leur carrière. Elle est travaillante durant les matchs et elle n’a pas peur d’essayer de nouvelles choses, même si ça ne ­fonctionnera pas immédiatement.»

Lucide

La Montréalaise est lucide, aussi. Quand on lui demande quel est son objectif de carrière, Annabelle refuse de se projeter trop loin. Mais bien sûr, elle aimerait jouer chez les pros un jour. Elle a déjà goûté à ce que peut être le grand circuit au fil de ses quelques tournois aux États-Unis, en France et en Italie.

«La première étape, c’est d’atteindre le Centre national d’entraînement, prévient Niemeyer. Mais c’est sûr que tant elle que Jaden veulent faire carrière. Sauf qu’on essaye de les éduquer sur le développement, sur le fait que parfois, ils vont avoir des contre-performances, mais que c’est pour le mieux.»

«Ils semblent bien comprendre», se réjouit-il.

Comme Azarenka et Djokovic

Annabelle a commencé à jouer au tennis à 6 ans. Née au Québec, elle vivait alors en Chine avec ses parents. La petite famille allait revenir dans la ­province quelques années plus tard.

L’histoire est classique: après avoir vu un match à la télévision, la jeune athlète est allée échanger des balles au parc avec ses parents. Le coup de ­foudre fut immédiat. Sa petite sœur ­allait éventuellement suivre sa trace.

«J’ai toujours été une compétitrice et j’aime courir. J’ai joué au soccer et je joue à la ringuette pendant l’hiver, mais j’aime le fait d’être seule sur le terrain», explique Annabelle, qui en plus de l’école s’entraîne cinq jours par ­semaine.

D’ailleurs, Annabelle mentionne ­Victoria Azarenka parmi ses inspirations. «Parce qu’elle, c’est vraiment une compétitrice», sourit-elle. Son joueur préféré est toutefois Novak Djokovic. L’immense talent du numéro 1 mondial l’impressionne, tout comme son parcours jusqu’au sommet du classement.

Quant à ses propres atouts, la jeune adolescente énumère son coup droit et son service. Mais elle cite aussi sa force mentale. Après tout, c’est cette qualité qui lui a permis de défendre son titre canadien quelques mois après l’avoir raflé pour la première fois.

«Elle parle beaucoup, mais c’est drôle, se moque gentiment Niemeyer. C’est un plaisir de travailler avec elle. Ce n’est pas difficile.»

Les as de la semaine

Dominika ­Cibulkova

 

Annabelle Xu
Photo d'archives

Une petite joueuse, mais une grande championne: l’énergique Slovaque a privé Angelique ­Kerber du titre qui aurait ­couronné son année, battant la joueuse numéro 1 mondiale en ­finale du Championnat de fin de saison de la WTA.

Le Masters féminin n’a pas le ­prestige d’un trophée du Grand Chelem, même si on l’affuble parfois du titre de cinquième tournoi majeur. Tout de même, voilà un bel honneur au palmarès de ­Cibulkova, qui prend souvent des allures de chasseuse de géantes du haut de ses 5 pi 3 po.

La joueuse de 27 ans pointe maintenant au 5e rang mondial, un ­nouveau sommet dans sa carrière.

Andy Murray
Annabelle Xu
Photo d'archives

Après 76 semaines passées au 2e rang mondial, le Britannique pourrait accéder au trône le week-end prochain à Paris. Deux scénarios lui permettraient de devenir le monarque du circuit; s’il remporte le titre et que Djokovic n’atteint pas la finale, ou s’il dispute la finale et que Djokovic ­n’atteint par le carré d’as.

Le Serbe a dominé le début d’année, mais Murray est l’homme fort du circuit depuis plusieurs mois. Il a enchaîné victoires et titres d’importance cet été et il surfe présentement sur une séquence de 15 gains. Il serait logique de le voir devenir le 26e numéro 1 mondial dans l’histoire de l’ATP.