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Stiverne échoue un test antidopage

Bermane Stiverne
Photo AFP Bermane Stiverne

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L’ancien monarque WBC affrontera tout de même se mesurer à Alexander Povetkin en décembre

Après Lucian Bute en mai, ce fut au tour de Bermane Stiverne de se faire prendre pour dopage dans les derniers jours.

L’ancien champion du monde des lourds (25-2-1, 21 K.-O.) a été testé positif au methylhexanamine, le 4 novembre dernier, par le laboratoire VADA (Voluntary Anti-Doping Association).

Le tout s’est tenu dans le cadre du programme antidopage qui a été mis en place par le World Boxing Council (WBC) au mois de mai.

Le methylhexanamine, qui fait partie de la catégorie des stimulants, est inscrit à la liste des substances bannies de l’Agence mondiale antidopage depuis 2010.

«Ce produit a fait des ravages entre 2008 et 2013 dans plusieurs sports, a indiqué Dr. Christiane Ayotte qui est directrice du laboratoire de contrôle du dopage sportif à l’INRS-Santé à Montréal. Durant cette période, on avait entre 200 et 300 cas par année.

«Aujourd’hui, on les compte sur les doigts d’une main. Par exemple, on en a pris seulement deux en 2016.»

Selon les informations émises par VADA et le WBC, la methylhexanamine était l’un des composants d’un supplément nutritif appelé Superpharm.

Stiverne aurait ingéré ce produit à trois reprises lors de la journée du test, dont une fois devant les responsables de VADA, pour l’aider à uriner.

«Stiverne a coopéré et était attentif à 100 % durant l, a indiqué le WBC dans un communiqué. Il a mentionné qu’il souhaitait trouver quelque chose pour combattre la fatigue.

«Il réalise maintenant qu’il a été naïf en suivant les recommandations de l’établissement [lui ayant vendu la substance] et en ignorant les composantes de ce produit.»

On se souvient qu’il a eu des problèmes d’hydratation dans le passé notamment durant et après son affrontement contre Deontay Wilder en janvier 2015.

Il affrontera Povetkin

Malgré cette mésaventure, le Québécois d’origine haïtienne s’en tire à très bon compte.

Il a écopé d’une amende de 75 000 $ en plus de prendre part un programme de 40 heures pour sensibiliser les jeunes aux dangers du dopage pour sa première offense.

Le plus important, c’est que Stiverne pourra tout de même affronter Alexander Povetkin pour le titre intérimaire du WBC, le 17 décembre, à Ekaterinbourg, en Russie.

Chaque boxeur doit empocher environ 1,5 M $ chacun et le vainqueur mettra la main sur un boni de 316 500 $.

Carrière en déclin

Stiverne est devenu le premier champion du monde québécois des lourds en battant Chris Arreola par knock-out en mai 2014.

Par la suite, il a perdu son titre dès sa première défense alors qu’il s’est incliné par décision unanime devant l’Américain Deontay Wilder en janvier 2015.

Après ce revers, sa carrière a fait du sur-place pendant plusieurs mois avant de remonter sur le ring contre Derric Rossy en novembre de la même année. Toutefois, le protégé de Don King avait visité le plancher dès le premier assaut.