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Nouvelles mesures à la DPJ pour intervenir dans les groupes sectaires

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Photo STEVENS LEBLANC Dominique Jobin, Directrice DPJ de la Capitale-Nationale

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Bien qu’elle ait mis en place des mesures pour mieux intervenir auprès d’enfants issus de groupes sectaires ou fermés, la DPJ de Québec attend à bras ouverts l’arrivée d’un guide de pratiques gouvernemental pour perfectionner ses services dans de tels cas.

Dans un rapport d’enquête rendu public en août dernier, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) blâmait le Directeur de la protection de la jeunesse de Québec (DPJ) pour ses interventions auprès de deux garçons maltraités par le pasteur baptiste Claude Guillot, en 2005 et 2013.

Dans le premier cas, la DPJ avait largement dépassé les standards de pratique pour traiter et évaluer le signalement, un travail qui s’était étiré sur plusieurs mois.

Elle n’avait pas non plus visité les lieux où vivaient les jeunes, qui n’avaient pas été rencontrés.

Cinq recommandations

À la suite de son enquête, la CDPDJ a émis cinq recommandations à la DPJ de Québec. L’organisation assure avoir agi depuis, des décisions ayant été prises même avant l’intervention de la Commission.

Par exemple, la directrice de la DPJ de la Capitale-Nationale, Dominique Jobin, est interpellée dès que le travail touche des communautés fermées.

«Elle s’implique dans la planification de l’intervention avec les intervenants et les partenaires. Parce que c’est des situations exceptionnelles», avance la directrice adjointe à la DPJ, Marie-Josée Thériault.

La DPJ de Québec a aussi revu ses pratiques afin d’assurer un suivi des interventions en cours, en plus de traiter les plaintes dans l’immédiat et sans délai.

À la suite de l’intervention de la CDPDJ, l’organisation a donné la consigne de rencontrer «systématiquement» les enfants et les parents lorsqu’elle intervient en possible groupe fermé ou sectaire.

Les intervenants doivent aussi désormais s’assurer auprès des commissions scolaires que les jeunes qui font l’école à la maison obtiennent une équivalence dans leur éducation.

Mieux outillée

La DPJ de Québec se sent «un peu mieux outillée» pour affronter ce type de situation.

«Maintenant, je pense que ça va être bienvenu d’avoir des outils qui sont clairement identifiés. Le guide de pratiques devrait permettre d’aller chercher des outils et de mieux soutenir les intervenants et les gestionnaires face à ces situations exceptionnelles», dit Mme Thériault.