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Jumelage réussi et complicité évidente

Patrick Norman et Renée Martel offrent une belle soirée de musique

Renée Martel et Patrick Norman ont offert un spectacle commun où la complicité et le plaisir sont au rendez-vous.
Photo Annie T. Roussel Renée Martel et Patrick Norman ont offert un spectacle commun où la complicité et le plaisir sont au rendez-vous.

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Complices sur les planches et dans la vie, Patrick Norman et Renée Martel ont réuni leurs univers respectifs pour offrir, avec le spectacle Nous, une belle soirée de musique avec des country, western et pop-rétro.

Le duo qui n’avait jamais effectué de tournée commune a démontré, dimanche, dans une salle Albert-Rousseau bien remplie, que ce jumelage fonctionne à la perfection.

Sur la route depuis le 9 septembre, les deux icônes du country québécois ont lancé la soirée avec Nous et Amis d’Amour, deux pièces de cet album commun qui a remporté le Félix d’album country de l’année.

«Ça fait très longtemps que l’on parle de cet album. Tu avais des cheveux dans le temps, mais ils n’étaient pas à toi», a lancé Renée Martel à Patrick Norman.

Le mariage des voix fonctionne bien, les sourires sont complices et il y a du plaisir sur scène.

Renée Martel a fait décoller la soirée avec C’est mon histoire et le collage pop Liverpool et Je vais à Londres.

Émue, lorsqu’elle a présenté Hello centrale et La fille de son père, qu’elle a dédié à ses parents, Renée Martel a confié que le décès de sa mère, survenue l’année dernière, était toujours difficile.

Patrick Norman a pris le relais avec Après la tombée du rideau, C’était l’été, où il s’est fait «rockeur», faisant même des signes de «devil» associé à la musique métal, et une superbe interprétation de J’ai oublié de vivre.

Superbe jam

Les deux chanteurs sont presque tout le temps sur les planches. Renée Martel se fait choriste, Patrick Norman, guitariste et ils inverseront les rôles pour les interprétations de L’Hirondelle et Si on pouvait recommencer. Un moment où on a peut-être cabotiné un peu trop.

Accompagné par cinq musiciens, Renée Martel et Patrick Norman ont pigé dans leur répertoire respectif, interprétant cinq pièces de l’album Nous, dans un environnement scénique qui laissait toute la place à la musique.

En deuxième partie, au retour de l’entracte, le niveau d’énergie a monté d’un cran avec les Rhinestone Cowboy, Cowgirl dorée, C’est la saison et de superbes interprétations d’Elle s’en va, Nos jeux d’enfants, La guitare de Jérémie, avec un superbe jam de guitare à trois. Le rythme s’est un peu brisé lorsque le duo s’est lancé dans une très longue histoire pour introduire Mille après mille. La soirée a pris fin avec Un amour qui ne veut pas mourir et Quand on est en amour, livrés en rappel.

«On est dans le bonheur par-dessus la tête», a admis Patrick Norman. Et ce bonheur, il était facilement perceptible, dimanche, sur les planches.