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L'Impact ressent une urgence de gagner

L’Impact mise sur l’expérience de nombreux vétérans

L'Impact ressent une urgence de gagner
Photo d'archives

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TORONTO | Avec un XI partant comptant neuf joueurs âgés de plus de 30 ans, les joueurs de l’Impact réalisent que la chance qu’ils ont d’atteindre la finale de la Coupe MLS ne se représentera peut-être jamais.

«Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’opportunité, a insisté Patrice Bernier. On est à 90 minutes de pouvoir aller en finale et dans une carrière, une finale ça n’arrive pas souvent.

«Ce n’est pas tout le monde qui a le CV de Didier qui a l’habitude de finale.»

Le capitaine a rappelé que ce n’était pas facile d’atteindre la finale de la Coupe MLS et que les équipes à le faire sur une base régulière étaient plutôt rares tout en soulignant qu’à 37 ans, il n’était plus un jeunot.

«J’arrive à la fin [de ma carrière], c’est un match que je veux vivre encore plus. Ça va être très haut dans les matchs que j’ai joués, plus que la Ligue des champions.»

Un souvenir

Un autre vétéran, à 31 ans, Dominic Oduro rêve de poser les lèvres sur le précieux trophée.

«Je suis dans cette ligue depuis onze ans et je n’ai jamais atteint la finale. C’est important que j’en fasse quelque chose dont je vais me souvenir.»

Bernier, qui a mis l’accent sur l’aspect historique puisqu’une équipe canadienne sera en finale pour la première fois, a rappelé que le chemin était long depuis le début du camp d’entraînement, en janvier dernier.

«C’est un long périple se rendre jusqu’ici, alors il faut se donner à fond pour être en finale.»

Une première

Patrice Bernier, qui a roulé sa bosse en Europe, a joué son lot de matchs importants, mais aucun comme celui-ci.

«J’ai eu deux chances d’aller en finale de coupe en Europe [Danemark], mais ça sera la première fois pour un championnat.

«Il faut en profiter parce que dans une carrière, t’es chanceux si tu peux jouer dans une finale.»

Un sentiment partagé par Dominic Oduro, qui déteste regarder les séries éliminatoires à la télévision.

«Je me rappelle de séries où je devais regarder les autres équipes jouer et c’était moche. Là, je viens faire ce que j’aime tous les jours et les partisans sont derrière nous.»

À 200 %

Intense comme à l’habitude, Laurent Ciman espère que tous ses coéquipiers vont répondre présents.

«Ça peut être historique et j’espère que c’est dans la tête de tout le monde d’être concentré à 200 % parce que ça n’arrive pas tous les jours.

«Il va falloir être prêts dès le début parce qu’ils vont nous mettre la pression en partant devant leurs supporters. Si on n’est pas prêts, on peut prendre une gifle assez vite.»

Et qu’en est-il de Mauro Biello? Est-ce plus stressant comme entraîneur ou comme joueur? Rappelons qu’il a gagné des titres dans le maillot de l’Impact.

«Quand j’étais joueur, je pouvais faire des choses sur le terrain, mais comme entraîneur, j’essaie de mettre mes joueurs dans les meilleures conditions pour réussir, mais quand le match commence, je n’ai plus vraiment beaucoup de contrôle sur le match et ça devient stressant.»