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Une vie de bestiole

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Sept ans après sa création sous chapiteau, OVO revit en mode aréna. Le spectacle du Cirque du Soleil amorçait, mardi soir, sa résidence de 10 représentations au Centre Bell. Située dans le monde des insectes, la production nous plonge en pleine nature, dans un milieu très coloré. Ne lésinant pas sur les moyens, le Cirque a investi trois fois plus d’argent qu’à l’habitude pour adapter le spectacle dans les arénas. Est-ce que la transition fonctionne? Le Journal a décortiqué OVO pour vous.

En pleine nature

La thématique d’OVO étant les insectes, le Cirque a poussé le sujet à son maximum en exploitant cet univers. Les personnages sont tous bien définis et on reconnaît rapidement les différents insectes (fourmis, papillons, araignées) qui se déploient sous nos yeux.

Les numéros sont bien amenés en lien avec les insectes. Par exemple, les fourmis jonglent avec de la nourriture, la chenille sort de son cocon pour se transformer en papillon et les scarabées se retrouvent pris dans une toile d’araignée.

Les projections sur écran géant, à l’arrière de la scène circulaire, sont superbes et servent de décor principal à l’action qui se déroule sous nos yeux. Nous aimerions aller nous promener dans l’univers d’OVO.

Habiles insectes

Deux numéros tirent leur épingle du jeu, dans la première moitié du spectacle. Le premier met en scène des fourmis qui jonglent habilement avec des kiwis et des morceaux de maïs. Un numéro original qui met bien la table à la soirée.

Plus tard, les Québécois Catherine Audy et Alexis Trudel impressionnent la foule avec leur numéro aérien de corde lisse, eux qui sont déguisés en papillons.

Manque d’envergure

En adaptant un spectacle de chapiteau pour les arénas, on se retrouve avec un terrain de jeu beaucoup plus imposant. Les possibilités d’acrobaties sont décuplées et le Cirque doit s’efforcer de rendre les numéros encore plus spectaculaires, afin d’intéresser les spectateurs qui sont loin dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

Ici, le pari est à moitié réussi. Plusieurs numéros manquent nettement d’envergure et l’on peine à être impressionné par les prouesses des artistes lorsqu’on se tient à une distance respectable de la scène.

Dans la première moitié du spectacle, seul le dernier numéro, avec des cadres russes, nous fait vraiment pousser des «wow!» et des «ouf!».

Dans la seconde moitié, c’est le tout dernier numéro, de trampoline et mur, qui nous garde sur le bout de notre siège. Un numéro vraiment spectaculaire. On en aurait pris beaucoup plus comme celui-là.

Drôles de bibittes

On va le dire franchement, les clowns sont loin d’être notre tasse de thé dans les spectacles du Cirque du Soleil. Ces personnages qui servent d’intermèdes entre les numéros d’acrobaties sont rarement drôles et intéressants.

Dans OVO, le personnage de l’Étranger, joué par le Québécois François-Guillaume Leblanc, nous fait sourire à quelques reprises. Ses interactions avec l’Américaine Michelle Matlock, qui joue une coccinelle, sont plutôt comiques.

Mais la plus drôle des bibittes d’OVO est sans conteste Creatura. Ce personnage, que l’on décrit comme «mi-ressort, mi-insecte» est pour le moins intrigant et nous captive tout au long du numéro.

Où est la tête? Comment se tortille-t-il? Ce personnage très original de Creatura se démarque des autres, tout en respectant la thématique de la nature.

LE VERDICT

Que retiendra-t-on d’OVO en formule aréna? Peu de choses, malheureusement. Même s’il comporte quelques numéros impressionnants, le spectacle manque de moments véritablement marquants. On en vient même à se demander pourquoi on a voulu le sortir du chapiteau pour l’amener en aréna. Dommage.

 

Un tapis « vert gazon »

L’équipe du Cirque du Soleil avait amené «l’extérieur» dans les murs du Centre Bell, pour cette première médiatique d’OVO. Un immense tapis de faux gazon faisait office de tapis rouge pour y accueillir les nombreuses personnalités qui s’étaient déplacées pour voir le spectacle. Plusieurs artistes ont profité de l’occasion pour venir en famille assister à ce spectacle haut en couleur.