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Découverte d’un premier charnier de la grande peste hors de Londres

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Une équipe d’archéologues a découvert le premier charnier situé hors de Londres de victimes de la grande peste qui décima la moitié de la population de l’Angleterre au XIVe siècle, a annoncé mercredi l’université de Sheffields.

Les squelettes de 48 personnes, dont 27 enfants, ont été retrouvés dans un site proche de l’hôpital de l’abbaye de Thornton, dans le Lincolnshire (ouest de l’Angleterre), en excavant un champ sur lequel de tranquilles moutons paissaient depuis des générations.

«Les deux seuls charniers identifiés à ce jour des victimes de la peste bubonique étaient situés à Londres», a relevé Hugh Willmott, directeur des fouilles, sur le site de l’Université.

«La découverte d’un charnier dans un coin tranquille de l’Angleterre rurale est unique et montre les difficultés d’une petite communauté à faire face à un tel fléau», a-t-il ajouté.

Des échantillons d’ADN ont été extraits de la pulpe des dents des dépouilles à l’université McMaster au Canada, attestant de la présence de la maladie, qui atteignit le Lincolnshire au printemps de 1349, précise l’Université.

Les archéologues ont également retrouvé sur le site un pendentif figurant une croix en forme de T, censé protéger de maladies de peau.

La «mort noire», transmise notamment par les rats, fut l’une des pires pandémies de l’histoire de l’humanité, ravageant l’Europe au XIVe siècle et décimant entre 75 et 200 millions de personnes.

Les dernières recherches estiment qu’elle est responsable de la mort de la moitié de la population de l’Angleterre de l’époque, évaluée aux alentours de 6 millions d’habitants.