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Pas d'accusation contre le propriétaire du pitbull : le frère de la victime choqué

Pas d'accusation contre le propriétaire du pitbull : le frère de la victime choqué
Photo courtoisie

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TROIS-RIVIÈRES| Un des frères de la Montréalaise tuée par un pitbull dans sa propre cour arrière, l’été dernier, est choqué que le propriétaire de l’animal évite des accusation criminelles.

TROIS-RIVIÈRES| Un des frères de la Montréalaise tuée par un pitbull dans sa propre cour arrière, l’été dernier, est choqué que le propriétaire de l’animal évite des accusation criminelles.

«Ma sœur a été tuée. La justice qu’il y a eu, c’est qu’ils ont été obligés de tuer le chien pour récupérer le corps de ma sœur. Le chien ne voulait pas laisser le corps, c’était sa propriété», dit le frère de la victime, Gaston Vadnais, frustré de la situation.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales confirmait hier qu’aucune accusation criminelle ne serait portée contre Franklin Junior Frontal, le propriétaire du pitbull Lucifer, qui a attaqué mortellement Christiane Vadnais le 8 juin dernier. La victime de 55 ans était dans sa propre cour, quand le chien du voisin est parvenu à se frayer un chemin jusqu’à elle pour l’attaquer.

«Juste tuer ma sœur, ce n’était pas assez pour rendre le propriétaire responsable», dit le frère de la victime, résigné.

Il compte maintenant poursuivre son combat pour l’interdiction des pitbulls au Québec.

«Est-ce qu’on doit attendre que ce soit 80 % des attaques qui soient causées par des pitbulls pour réagir?» se questionne-t-il.

Il ne va pas jusqu’à réclamer l’euthanasie et accepterait que les propriétaires actuels puissent garder leur chien. Selon lui, il faudrait toutefois que les bêtes soient stérilisées, attachées, et qu’elles portent la muselière dans les endroits publics.

Quant à ceux qui affirment que ce ne serait pas un pitbull qui aurait tué sa sœur, Gaston Vadnais est clair.

«Il y a différentes sortes de pitbull, mais c’est un pitbull qui a tué ma sœur», dit-il, fermement.

Pour la famille de Christiane Vadnais, il y a un sentiment d’injustice lié à cette mort tragique.

«On remonte la pente parce qu’on ne peut pas revenir en arrière. Mais si on réussit à à aller chercher la population pour éviter que de telles choses ne se reproduisent, ce serait déjà formidable», dit Gaston Vadnais.