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Pour Bernier et pour Montréal

Entraînement Impact
Photo Martin Chevalier Patrice Bernier et les autres ­vétérans de l’Impact entendent montrer de quel bois ils se chauffent.

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C’est à souhaiter que les ­vétérans de l’Impact aient une bonne réserve de carburant dans le corps. Car le sort de l’équipe reposera sur leurs épaules dans le match décisif de la série les opposant au ­Toronto FC.

Les joueurs formant ce groupe sont en mission depuis un mois.

C’est le terme que Patrice Bernier avait employé lorsque je l’avais rencontré après la victoire des siens dans le premier match de la demi-finale de l’Est contre les Red Bulls de New York.

Le capitaine et ses coéquipiers avaient déjà été mis à rude épreuve. Ils s’étaient qualifiés pour les séries trois jours plus tôt seulement en ­battant le DC United de Washington en match de barrage.

Il leur restait un long chemin à ­parcourir, mais on les sentait en confiance et fermement décidés à se rendre jusqu’au bout. Ils étaient en mission et ils le sont toujours.

«Nous, les vétérans, on veut montrer ce dont on est encore capables», m’avait raconté Bernier.

«On est vaillants et on croit en nos moyens. On doit saisir cette chance qui s’offre à nous. Il faut tout faire pour gagner.»

Vaut mieux mener

L’Impact est en bonne position.

Ce n’est pas parce qu’il a accordé deux buts tardifs la semaine dernière au Stade olympique que l’on doit craindre le pire ce soir à Toronto.

Les troupiers de Mauro Biello ­mènent par un but. C’est mieux que s’ils tiraient de l’arrière.

S’il fallait qu’ils frappent rapidement comme ils l’ont fait devant cette foule déchaînée au grand stade, ­l’autre jour, leurs rivaux torontois ­seraient dans leurs petits souliers.

Ils ont bien gagné au RFK Stadium et au Red Bulls Arena, des stades où ils avaient éprouvé des difficultés dans le passé. Ils sont donc capables d’en faire autant au BMO Field.

Un verdict nul ferait tout aussi bien l’affaire.

Tout est possible

Ce serait plaisant de voir l’Impact en finale de la MLS contre les ­Sounders de Seattle.

Encore là, le défi serait énorme, mais tout est possible dans un match sans lendemain.

Le Rouge et Noir d’Ottawa en a fait la démonstration éloquente dans le match de la Coupe Grey contre les Stampeders de Calgary, dimanche dernier.

La veille, le Rouge et Or de ­l’Université Laval a surmonté un déficit de deux touchés pour remporter la coupe Vanier contre les Dinos de l’Université de Calgary.

Après un championnat à Ottawa et un autre à Québec, ce serait bien si l’Impact en procurait un pour ­Montréal.

Ce serait l’apothéose pour Bernier et ses coéquipiers vétérans qui ont fait plus de temps sur les terrains qu’il ne leur en reste.

Peu gâté

Ce serait revigorant pour Montréal, qui s’apprête à célébrer son 375e anniversaire de fondation. Car on a été peu gâté en cette matière depuis la dernière conquête de la coupe Stanley du Canadien en 1993.

L’Impact a remporté le titre de l’APSL en 1994, année où les Expos ­revendiquaient la meilleure fiche du baseball majeur lorsqu’une grève des joueurs était venue tout chambouler.

Les Alouettes ont fait leur part en remportant la coupe Grey en 2002, 2009 et 2010, mais ils doivent ­maintenant repartir à zéro.

Il y a lieu de penser qu’un championnat donnerait une plus grande notoriété et de la respectabilité à ­l’Impact dans le marché montréalais.

L’équipe surfe déjà sur une bonne vague.

Il y avait 61 000 personnes au Stade olympique et les cotes d’écoute ont ­atteint des records d’audience au ­Réseau des sports avec une pointe de 834 000 téléspectateurs et un ­auditoire moyen de 392 000 personnes.

C’est excellent pour un soir où le Canadien était aussi au petit écran.

Le Tricolore n’étant pas à l’œuvre, l’Impact pourrait attirer de nouveaux sommets ce soir.