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Surprise! L'Ancienne-Lorette payera 3,7 millions en frais juridiques pour son recours contre Québec, et non 2,5 millions

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La facture de la Ville de L’Ancienne-Lorette, pour la préparation de son recours juridique contre la Ville de Québec, atteindra au moins 3,7 millions $.

En l'espace de quelques heures, le chiffre de 2,5 millions $ diffusé lundi a grimpé de manière importante.

Le maire Émile Loranger a autorisé mardi soir, lors de la séance du conseil de ville, le versement d’une nouvelle tranche de 500 000 $ en fidéicommis pour les expertises judiciaires.

«On va payer 3,7 millions $. Je suis en contact avec nos procureurs et personne n'a à s'inquiéter de ce montant. Ça ne me tracasse pas du tout. Je ne peux pas expliquer la procédure parce que les avocats me conseillent de ne pas parler de ça en public. Jusqu'au procès, je vais éviter d'en parler», a expliqué M. Loranger devant les citoyens présents.

Cet argent, pigé dans le surplus accumulé de la Ville, servira essentiellement à payer les honoraires des juricomptables de la firme Deloitte, qui assistent L’Ancienne-Lorette dans le litige de la quote-part d’agglomération. Mardi soir, un citoyen a critiqué le fait que L'Ancienne-Lorette n'a pas de directeur général puisque le poste est vacant. Le maire Loranger s'acquitte des tâches courantes.

La Ville de L’Ancienne-Lorette estime qu’elle a été surfacturée d’environ 3 millions par année par la Ville de Québec depuis 2008 et elle espère récupérer entre 16 et 23 millions $ au terme d’un éventuel procès dont la date n’a toujours pas été fixée.

«On est à l’aube du procès. Normalement, fin février, nous on devrait avoir déposé notre dossier complet au juge. Il y a eu énormément de travail de fait et on est extrêmement confiants d’aller récupérer tout ce qu’on a investi là-dedans et surtout de récupérer le trop payé à l’agglomération», a exprimé le maire Loranger dans une capsule vidéo sur le site web de la municipalité.

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, estime quant à lui qu’il est peu probable qu’un verdict soit prononcé avant 2018 dans cette affaire.

-Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée