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Biscuits Christie: la ministre Anglade se fait pessimiste

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Photo d'Archives, Simon Clark Dominique Anglade

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La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, estime qu’il n’y a rien à faire avec les dirigeants de Mondelez Canada.

Leur décision de fermer l’usine de la rue Viau et de mettre à pied 454 travailleurs est irrévocable, selon elle.

«Je ne veux pas être négative, mais je ne veux pas créer de faux espoirs non plus, a-t-elle dit. Mon équipe est en échange avec eux depuis jeudi [hier] matin. Mais l’entreprise avoue elle-même que c’est une décision finale. Elle n’a pas l’air de vouloir se moderniser. Je ne peux pas forcer quelqu’un à faire quelque chose qu’il ne veut pas faire. Est-ce que j’aimerais trouver quelque chose? Oui, bien sûr. Mais je ne peux pas être optimiste. À la veille de Noël, 450 familles qui sont touchées, ce n’est pas une situation dans laquelle on veut se retrouver.»

L’usine montréalaise du géant mondial de l’alimentation Mondelez, fabricant des biscuits Christie, Oréo et LU, fermera d’ici la fin de l’année 2017.

Le gouvernement blâmé

De son côté, l’Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs et Travailleuses de l'Aérospatiale (AIMTA), qui représente des travailleurs de Mondelez, veut «sauver les meubles» et s’asseoir avec l’employeur «pour évaluer les alternatives».

Le syndicat dénonce l’inaction de Québec pour protéger des emplois dans le secteur manufacturier.

«Le gouvernement libéral avait promis de créer 250 000 emplois durant son mandat, eh bien, je lui conseille d’abord de travailler à conserver les bons emplois existants», a dit le coordonnateur québécois de l’AIMTA, David Chartrand.

«Le gouvernement a-t-il été consulté, a-t-il l’intention de s’investir pour la sauvegarde de ces emplois? Ce n’est déjà pas évident pour l’est de Montréal, on ne peut pas laisser aller ces emplois-là sans agir.»

Accusations réfutées

La ministre Dominique Anglade réfute vigoureusement ces accusations. Québec vient de mettre sur pied, dit-elle, le plan le plus ambitieux pour moderniser l’industrie manufacturière au Québec, avec 700 millions $ à la clé.

«Mondelez, c’est un exemple patent de ce qu’on ne veut pas voir, c’est exactement le scénario qu’on veut éviter avec notre initiative innovante», a dit la ministre Anglade.