/sports/football
Navigation

Gilles Lépine charmé par son nouvel emploi à UBC

L’ex-grand manitou du programme d’excellence sportive de Laval se plaît dans l’Ouest

VANCOUVER,BC:SEPTEMBER 3, 2016 -- UBC Thunderbirds University of Alberta Golden Bears during CIS Canada West football action at UBC in Vancouver, BC, September, 3, 2016. (Rich Lam/UBC Athletics Photo) 

***MANDATORY CREDIT***
RICH LAM Gilles Lépine n’hésite pas à rencontrer les étudiants-athlètes après leurs matchs, comme en témoigne cette poignée de main avec le receveur de passe Will Watson.

Coup d'oeil sur cet article

Cinq mois après avoir amorcé son nouveau défi comme directeur des sports des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Gilles Lépine nage en plein bonheur dans un environnement qui ne cesse de l’impressionner.

Au bout du fil, l’ancien grand manitou du programme d’excellence du Rouge et Or de l’Université Laval est enchanté de pouvoir raconter l’expérience «fantastique» qu’il vit depuis qu’il a emménagé à l’autre bout du pays en compagnie de sa femme.

Après 12 ans à la barre des équipes sportives de l’UL, Lépine a accepté en mai des fonctions similaires avec la prestigieuse UBC, à Vancouver.

«J’avais une idée du campus, mais je ne pensais jamais que c’était aussi grand et aussi impressionnant [...] Il y a presque 10 000 étudiants qui y vivent. Puis, le nombre de personnes en place aux sports, ça m’a frappé», lance d’emblée, en entrevue au Journal, l’homme de 61 ans qui réside lui-même sur les terrains de l’établissement.

Lépine gère environ 650 étudiants-athlètes répartis dans 25 sports chez les Thunderbirds. À titre de comparaison, le programme du Rouge et Or comprend 17 disciplines et regroupe 450 étudiants-athlètes.

Anciens importants

Dès son arrivée en poste, Lépine a été étonné du soutien indéfectible que les anciens athlètes de l’UBC apportent au département des sports. Que ce soit par une commandite ou des rencontres avec les joueurs de la génération actuelle, ils s’impliquent de multiples façons.

«La collaboration des anciens est impressionnante. Les anciens ont des moyens comme je ne pensais pas que ça existait. Ils nous soutiennent et ils sont très fiers. J’ai à maintenir une belle relation avec ces gens-là. C’est très facile, mais ça demande aussi beaucoup de temps et de réunions», explique-t-il. À l’invitation de l’un de ces anciens, le Québécois s’est même récemment rendu en avion à Victoria pour assister à un match de basketball.

Inspiré par le Rouge et Or

Même si les Thunderbirds peinent à trouver leur place dans les médias locaux en raison de la présence de trois équipes majeures sur leur territoire – Canucks (LNH), Whitecaps (MLS) et Lions (LCF) –, Lépine tente de s’inspirer de ce qui a été fait à Québec sur le plan du marketing pour élever la marque qu’il représente.

«L’objectif est d’injecter une culture plus entrepreneuriale et je pense que les gens apprécient cela. Je n’arrive pas comme un bulldozer, mais j’amène des changements en profondeur sur la philosophie.»

L’équipe féminine de hockey sur gazon lui a procuré cet automne un premier titre national.

Le défi de parler anglais tous les jours

En s’exilant dans l’Ouest, Gilles Lépine savait que son nouveau boulot comportait un défi supplémentaire sur le plan personnel. S’il n’a jamais eu de problème à s’exprimer en anglais, l’utilisation quotidienne de la langue de Shakespeare représentait une autre paire de manches.

«C’est une grande adaptation avec les expressions utilisées, mais ce n’est rien d’insurmontable. C’était un défi que je m’étais donné de travailler à la journée longue en anglais. Ça demande un effort supplémentaire, mais je me prouve à moi-même que je peux travailler, à la journée longue, en anglais. Pour moi, c’était un objectif», confie le directeur des sports de UBC, qui dit avoir reçu un accueil chaleureux de la part de ses collègues en bleu.

En raison de son emploi du temps chargé, l’ancien volleyeur n’a pas eu l’occasion de jouer les touristes jusqu’à maintenant. «On manque de temps pour explorer, mais on essaie de prendre le temps d’aller voir de petits endroits, car c’est tellement beau! On s’est rendus à Whistler avec les enfants quand ils sont venus nous voir dernièrement.»

Finale déchirante

Sans surprise, Gilles Lépine a jeté un œil à la finale de la Coupe Vanier remportée par son ancienne équipe non sans un petit pincement au cœur.

«Le Rouge et Or reste mon alma mater et je suis fier pour eux. Évidemment, Calgary, ce sont mes collègues de l’Ouest, alors c’est toujours déchirant pour tout le monde. J’ai envoyé un texto à Glen [Constantin] et à Jacques [Tanguay] pour les féliciter.»

En soccer féminin, Laval a battu UBC à la finale nationale, le mois passé. «Je ne peux pas être déçu comme je ne joue pas!» a badiné Lépine qui séjournera à Québec durant la période des Fêtes.

Lépine se réjouit de la nouvelle image de marque déployée par le sport universitaire canadien, désormais connu comme étant le U Sports, en remplacement du SIC/CIS. «L’avenir nous dira si on l’adopte aussi bien qu’on le souhaiterait, mais je suis très content qu’on ait enfin un logo unique pour les deux groupes [francophone et anglophone].»