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Hugo Roy, l’as des mises en jeu

Hugo Roy, l’as des mises en jeu
Photo Martin Alarie

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Hugo Roy n’est pas seulement l’attaquant le plus productif du Phoenix de Sherbrooke, il est aussi le plus doué du circuit aux cercles des mises en jeu.

Le joueur de centre mesurant 6 pi 1 po affiche un taux de réussite de 58,2 %. Il est en outre bon premier dans la ligue avec ses 410 remises remportées cette saison.

Depuis l’an passé, il a peaufiné sa technique afin que son équipe puisse être plus souvent en contrôle de la rondelle.

«Si je gagne la majorité des mises en jeu, ça permet à mes coéquipiers d’exécuter des jeux préfabriqués, a indiqué l’attaquant de 19 ans. Je pratique ma technique à tous les entraînements.

«On ne le fait jamais assez quand on est plus jeune, a-t-il enchaîné. C’est une question de synchronisme et de technique.»

Toews comme modèle

Roy ne prend pas n’importe qui comme modèle. S’il trouve certaines de ses idées aux cercles des mises en jeu en regardant des matchs de la LNH, il suit de près les techniques de Jonathan Toews chez les ­Blackhawks de Chicago. Un modèle qui vient au second rang au chapitre des remises remportées dans la LNH et montre un taux de réussite de 60 %.

«Il est tellement bon que je n’ai pas d’autre choix que de prendre quelques techniques», a mentionné celui qui dispute sa troisième campagne dans la LHJMQ.

«Il s’est beaucoup amélioré à ce chapitre au fil des mois. C’est devenu un défi pour lui d’en gagner le plus possible», a signalé son entraîneur, Stéphane Julien.

«Je ne peux que lui donner des conseils et l’épauler. Je veux que mon équipe ait plus souvent la rondelle qu’elle ne court après», a-t-il ajouté en souriant.

L’efficacité de son centre numéro un permet aussi à Julien de lui confier les missions ­défensives les plus hasardeuses, surtout en fin de match. Il n’hésite jamais à l’envoyer dans la mêlée pour gagner une remise importante.

Des « A » partout

Aux dires de l’instructeur, Roy est un employé modèle. Il accumule les «A» sur ses bulletins.

«Depuis que je suis entré en poste, je l’adore. Il est efficace partout. Je l’oublie presque, parce que je n’ai rien à redire sur son travail. C’est le genre de gars que tu présentes à ta fille», a plaisanté celui qui a justement une fille qu’il pourrait présenter à son attaquant.

«Il est bon à l’attaque et il défend bien son territoire. Il n’est pas le plus agile, mais il marque ses buts en travaillant avec acharnement et en utilisant sa vitesse.

Au centre de Julien Pelletier et Yaroslav Alexeyev, Roy trouve son compte. Il se démarque grâce à ses 16 buts et 33 points.