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L’attaque massive du CH n’a pas marqué à ses trois derniers matchs

Alex Galchenyuk, Andreï Markov, Shea Weber et Alexander Radulov sont les principaux animateurs de l’attaque massive du Canadien.
Photo d'archives, Martin Chevalier Alex Galchenyuk, Andreï Markov, Shea Weber et Alexander Radulov sont les principaux animateurs de l’attaque massive du Canadien.

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SAN JOSE | Au terme du match à Anaheim, Michel Therrien a stipulé que les unités spéciales avaient été l’une des causes de ce revers. L’entraîneur du Canadien s’est donc assuré d’y voir.

Au lendemain d’une journée de congé, les joueurs du Tricolore ont passé près de 60 minutes à travailler cet aspect du jeu lors d’un entraînement principalement dirigé par Kirk Muller.

«Il n’y avait pas beaucoup de correctifs à apporter. C’est surtout une question d’exécution, a expliqué Michel Therrien à sa sortie de la patinoire.

«J’ai toujours cru que, pour augmenter ses chances de gagner un match de hockey, il fallait remporter cette bataille», a-t-il ajouté.

Si on regarde le portrait des quatre dernières rencontres, le pilote du Tricolore vise juste. Deux fois au cours de ces quatre matchs, le Canadien s’est incliné par un but. À chaque occasion, l’attaque massive adverse avait produit une fois de plus que celle des Montréalais.

Créativité et détermination

D’ailleurs, il y a maintenant trois rencontres que le Tricolore n’a pas fait bouger les cordages avec l’avantage d’un homme.

Si on inclut la dernière supériorité numérique du match précédent, celui contre les Sénateurs d’Ottawa, le Tricolore a été blanchi lors de ses sept dernières supériorités numériques.

«Il faut savoir se montrer créatif quand la situation l’exige. Il faut forcer l’adversaire à ouvrir les lignes de tir», a indiqué Alex Galchenyuk, auteur de deux des trois derniers buts du Canadien en avantage numérique.

L’attaquant de 22 ans croit que le niveau de hargne et la détermination pourraient peut-être également être revus à la hausse.

«Il y a beaucoup de talent au sein de cette équipe, mais on ne doit pas se fier uniquement là-dessus. Il faut travailler, se frayer un chemin dans l’enclave, y aller à fond de train et diriger des rondelles au filet.»

Tous sur Weber

Pour ce qui est de ce dernier point, on ne peut reprocher à Shea Weber de ne pas atteindre la cible.

Le défenseur du Canadien a décoché 25 tirs, alors qu’il évolue avec l’avantage d’un homme. Ce qui constitue 42 % de ses 59 lancers. Au sein des arrières du circuit, seul Brent Burns a fait mieux avec 27 tirs.

Par ailleurs, en ajoutant ceux qui ont raté la cible, Weber a dégainé 39 fois en direction du filet adverse en pareille circonstance. Ce sont 25 tentatives de plus que les 14 de Galchenyuk et 28 de plus que les 11 de Brendan Gallagher.

On peut comprendre que les adversaires du Canadien portent une attention particulière au gros défenseur.

Malgré tout, Galchenyuk est d’avis qu’il faut continuer à exploiter ce boulet de canon.

«Qu’il soit la cible d’une couverture étroite, ce n’est pas nouveau. Depuis le temps qu’il joue dans cette ligue, a mentionné Galchenyuk. Shea, c’est notre arme principale. On doit continuer de s’en servir. Et c’est justement lorsqu’il n’y a pas d’ouverture de son côté qu’il faut devenir créatif.»

Victoire historique ?

Considérant que les Sharks présentent la plus basse moyenne de buts alloués par match du circuit (2,08), la contribution de l’attaque massive deviendra encore plus essentielle si le Canadien souhaite remporter un premier match à San Jose depuis le 23 novembre 1999.

«Si je comprends bien, c’est un match qui pourrait passer à l’histoire», a lancé, à la blague, Phillip Danault lorsque mis en courant de cette longue disette.

Quant à Therrien, il préfère ne pas trop s’attarder au passé. Un passé si lointain qu’il n’avait même pas encore amorcé son premier séjour derrière le banc du Canadien de Montréal.