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Le maire de Laval en veut à Revenu Québec

GEN-BAPE
Photo Sébastien St-Jean Marc Demers
Maire de Laval

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Le maire de Laval juge aberrant que Revenu Québec lui réclame près de deux millions $ sur les neuf millions récupérés par sa Ville auprès de l’ex-maire corrompu Gilles Vaillancourt.

«C’est anormal et aberrant [...] Les citoyens de Laval, parce qu’ils ont été victimes de collusion et corruption, seront taxés de 1,8 million $ par le ministère», dénonce Marc Demers.

Jeudi, le maire a annoncé qu’après des négociations avec les avocats de Gilles Vaillancourt, la Ville de Laval a obtenu de ce dernier la somme de 7,5 M$, les titres de propriété de son condo évalué à 1 M$ et qu’il renonce à son régime de retraite, dont la valeur est estimée à 500 000 $, pour un total de 8,6 M$.

Par contre, le fisc québécois a réclamé la somme de 1,8 M$, provenant de l’argent des comptes bancaires suisses de l’ex-maire, pour que la quittance soit signée.

«Revenu Québec s’est assuré que les obligations fiscales du contribuable soient respectées et que les droits, pénalités applicables et intérêts soient acquittés», répond par courriel le porte-parole Stéphane Dion, qui ajoute avoir agi dans l’intérêt des Québécois et par souci d’équité fiscale.

Le maire Marc Demers dit avoir écrit au premier ministre Philippe Couillard en septembre pour dénoncer la situation, mais n’avoir reçu aucune réponse. Le bureau du premier ministre n’a pas répondu au Journal.

Autres poursuites

Par ailleurs, la Ville de Laval poursuit toujours pour près de 13 M$ l’entreprise de construction Nepcon et les deux ex-fonctionnaires Claude Asselin et Claude Déguise, présumés complices de Gilles Vaillancourt.

«J’espère que [ça] va inspirer d’autres personnes à collaborer», s’est contenté de dire Marc Demers à propos de l’impact que pourrait avoir sur les autres poursuites l’entente avec l’ex-maire.

M. Demers a aussi précisé que, si M. Vaillancourt a oublié ou caché d’autres actifs, l’entente devient nulle, et que la Ville n’hésitera pas à le poursuivre de nouveau.

Les deux partis d’opposition à Laval sont quant à eux partagés devant les sommes récupérées par la Ville.

Michel Trottier, de Parti Laval, s’en réjouit, mais Jean-Claude Gobé, d’Action Laval, dénonce l’administration.