/sports/others
Navigation

Ski universitaire: les rêves olympiques des frères Lamhamedi

Adam et Samuel prendront part aux Universiades d’Almaty en janvier

Natifs de Charlesbourg et nés d’un père marocain, Adam et Samuel Lamhamedi espèrent représenter le pays du paternel aux Jeux d’hiver de 2018. 
Photo Roby St-Gelais Natifs de Charlesbourg et nés d’un père marocain, Adam et Samuel Lamhamedi espèrent représenter le pays du paternel aux Jeux d’hiver de 2018. 

Coup d'oeil sur cet article

Une médaille d’or aux Jeux olympiques de la jeunesse, une participation aux Jeux de Sotchi. À 21 ans, le skieur Adam Lamhamedi a déjà un curriculum vitae bien garni. Mais rien n’égalerait la chance de dévaler la pente du prochain rendez-vous olympique, à Pyeongchang, en compagnie de son frère cadet.

Adam et Samuel Lamhamedi, qui possèdent la double citoyenneté canado-marocaine en raison des origines de leur père, vivront un avant-goût de ce scénario visé en prenant part aux Universiades d’Almaty, au Kazakhstan, du 29 janvier au 8 février prochains. Ils skieront sous les couleurs du pays africain.

Si Samuel avait accompagné l’aîné en Russie, en février 2014, il avait toutefois dû se contenter d’un rôle de spectateur puisqu’il agissait comme substitut. En Corée du Sud, les frérots veulent faire opérer à deux la magie olympique en arborant le rouge et l’étoile verte sur leur maillot.

«Il faut débloquer deux places à la FIS pour participer aux Olympiques, ce qui implique de prendre beaucoup de départs cette année et d’avoir une constance. On l’a prouvé tous les deux qu’on était capables d’avoir cette rapidité, et il faut l’appliquer cette année», a exposé Adam, membre du club de ski alpin du Rouge et Or de l’Université Laval.

Un grand frère inspirant

Le ski est encore bien précoce au Maroc, et Adam contribue à son rayonnement sur la scène internationale depuis sa médaille d’or remportée en super-G aux Jeux de la jeunesse, à Innsbruck, en 2012. Conquête qui lui a même valu d’être décoré par le roi Mohammed VI. Son frère veut faire la même chose.

«Je veux montrer que le Maroc peut aussi être bon en ski. Quand tu parles d’un pays africain et que tu dis qu’il y a de la neige, les gens n’y croient pas vraiment. Mais il y a de belles montagnes», a mentionné Samuel, 19 ans, à la veille de sa première saison universitaire. Son frère a d’ailleurs avancé la possibilité que le Maroc accueille une première compétition internationale avant longtemps.

Expérience avant objectifs

Le duo natif de Charlesbourg préfère ne pas se fixer d’attentes en vue du deuxième événement sportif en termes d’importance après les JO. «C’est difficile de bâtir des objectifs aux Universiades parce que le niveau est flexible d’année en année. En Europe, il est plus facile pour les athlètes de s’y inscrire puisqu’il ne suffit que de suivre un cours à l’université. Je devrai skier vite et je vais profiter de cette expérience», a soutenu Adam.

Le Rouge et Or bien représenté dans l’équipe canadienne

Simon-Claude Toutant
Photos courtoisie
Simon-Claude Toutant

Quatre membres du club de ski alpin du Rouge et Or composeront la formation canadienne Universiades d’hiver, dont l’entraîneuse Ève Routhier, médaillée de bronze à cette compétition en Espagne, il y a à peine deux ans.

Routhier, adjointe au club lavallois, n’a pas hésité une seconde à donner son nom aux dirigeants de la fédération nationale. «Quand j’ai su qu’on pouvait appliquer comme entraîneur, j’ai appliqué tout de suite. J’étais très contente d’être choisie», a lancé l’ancienne skieuse qui aidera aussi l’équipe marocaine au Kazakhstan.

Membre de l’équipe nationale lorsqu’elle dévalait les pistes, Routhier se voyait mal abandonner complètement le sport qui l’a fait vibrer, même en amorçant des études en communications.

«À la fin de ma [dernière] année comme coureuse, à la fin de la saison, j’en avais assez. J’avais fait le tour, mais étant encore à l’école, je ne voulais pas me retrouver à aller juste à l’école. Puis, en même temps, l’équipe [du Rouge et Or] perdait un entraîneur», a souligné celle qui amorce une deuxième saison dans ses fonctions actuelles avec le Rouge et Or.

Dernier tour de piste

Simon-Claude Toutant, William Mercier-Robin et Frédérique Nolin accompagneront leur entraîneuse à ce rendez-vous où ils s’attaqueront uniquement aux épreuves techniques. Champion universitaire québécois lors des trois dernières années, Toutant en sera à ses troisièmes et dernières Universiades. «Je serais content d’obtenir un top 15 et un top 20. Les Européens envoient leurs équipes de développement, ce qui fait que le calibre est très relevé», a-t-il soutenu.

Sur la scène provinciale, le Rouge et Or sera à la recherche d’un deuxième titre masculin d’affilée. La saison prendra officiellement son envol le 21 janvier, au Relais.

«On a les yeux sur le titre provincial et on veut vraiment se dépasser en tant qu’équipe encore cette année. La synergie à l’intérieur du club est spéciale, et ça fait en sorte que tout le monde peut se pousser plus loin», a dit l’entraîneur-chef Sven Pouliot.