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Bernard «Rambo» Gauthier se lance en politique: Le Québec s'en va vers une «guerre civile»

Bernard «Rambo» Gauthier
Photo Simon Clark Bernard «Rambo» Gauthier

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Bernard «Rambo» Gauthier prédit une «guerre civile» si les libéraux continuent de gouverner le Québec. Fier représentant des régions, il craint les «envahisseurs» et les accommodements.

Le coloré syndicaliste de la Côte-Nord se lance officiellement dans l’arène politique pour le parti Citoyens au pouvoir. Déçu du Parti québécois, il compte ravir le siège de la députée péquiste Lorraine Richard aux prochaines élections générales de 2018 dans la circonscription de Duplessis.

Anti-establishment, Bernard Gauthier estime que le Québec s’en va droit dans le mur. «L’élite» qui dirige la province étouffe la classe moyenne et les travailleurs avec ses politiques d’austérité, insiste-t-il.

«Si on ne se réveille pas et qu’on continue de se laisser endormir par ça, tantôt il va être trop tard. Il n’y aura plus grand-chose à faire, ça va peut-être bien se terminer par une guerre civile, on ne le sait pas. Je ne suis pas paranoïaque, mais je veux l’éviter, ça, moi», a lancé celui qui a déjà été reconnu coupable d’intimidation envers un entrepreneur.

Rien ne va plus avec la politique d’immigration du Québec, plaide le représentant syndical du local 791 de la FTQ-Construction. Selon lui, il faut «prendre soin de nos gens, avant de penser à prendre soin des gens qui arrivent de l’extérieur».

Les accommodements

Il se fait le porte-parole de la classe moyenne, des ouvriers de l’extérieur des grands centres. «C’est épeurant pour les gens des régions ce qui se passe en ville. Ça nous fait peur, on voit ça les accommodements, les ci pis les ça, on ne sait pas trop si c’est bon ou pas bon, mais c’est effrayant pour nous autres!»

Selon lui, on ne fait pas suffisamment de place aux peuples autochtones, qui étaient là bien avant nous. «Les Québécois de souche ont des racines en dessous d’eux autres qui s’appellent les Premières Nations, pis faut pas les oublier. Moi je dis, sans aller trop loin, que tantôt, on va avoir besoin d’eux autres parce que si jamais l’envahisseur est trop envahissant, on n’aura pas le choix de se virer vers les Premières Nations».

Libéraux, caquistes, péquistes ou solidaires, c’est du pareil au même aux yeux du leader syndical. C’est le changement de culture politique au Québec qui guide son investissement personnel dans un nouveau parti. «Je n’ai pas de cravate, pis je fais des fautes d’orthographe [...] mais je suis un contribuable et un père de famille, ostie, et je sais que je suis en train de me faire faire l’amour par arrière sans autorisation!»

Qui est Bernard Gauthier?

  • Représentant syndical du local 791 de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord
  • Fervent opposant à la loi qui a mis fin au placement syndical dans le domaine de la construction
  • Témoin de la commission Charbonneau
  • Reconnu coupable en décembre 2014 d’intimidation envers un entrepreneur en construction
  • Obtient l’absolution conditionnelle en février 2015

Citations de Bernard «Rambo» Gauthier

«Trois ans de malheur pour un an de bonheur, c’est ça les élections. Pendant trois ans, c’est l’austérité, pis pendant un an, les millions vont sortir. Je pense que les gens sont écœurés de se faire “bullshiter” et de se faire bourrer.»

«Le PQ dans les vingt dernières années, il a pris le pouvoir deux fois, pis ç’a été de l’ostie de marde!»

«Comme dans tous les domaines, le milieu syndical a été gangrené par certains individus, mais moi de ce que je sais, il y a beaucoup plus de médecins, de juges ou de policiers en prison que de leader syndical, ostie!»

«Un millionnaire peut pas comprendre les misères d’un pauvre.»

«Le PQ a perdu son identité. J’ai rien contre Pierre Karl Péladeau, mais c’est encore un multimillionnaire qui s’en venait à la tête d’un parti. Ça lançait quoi [comme message] au milieu ouvrier, aux pauvres?»