/sports/fighting
Navigation

«Bute n'est pas complètement exonéré», dit Christiane Ayotte

Sans blâmer Lucian Bute, Christiane Ayotte, la directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS, estime que le boxeur s’en est bien tiré.
Photo d'archives, Ben Pelosse Sans blâmer Lucian Bute, Christiane Ayotte, la directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS, estime que le boxeur s’en est bien tiré.

Coup d'oeil sur cet article

Le boxeur Lucian Bute ne sort pas complètement exonéré de l’épisode de dopage auquel il a été mêlé au cours de la dernière année, affirme la directrice du Laboratoire de contrôle du dopage de l'INRS Christiane Ayotte.

Elle estime surtout que les boxeurs, comme tous les athlètes de combat, ne sont pas suffisamment protégés contre une industrie qui ne prend pas suffisamment au sérieux le dopage sportif.

«On lui a donné une amende de 50 000 $, il ne sort pas complètement exonéré de ça, estime-t-elle. Ça démontre que la boxe est menée comme elle est menée. Que oui, il y a des contrôles, mais que les associations ont la sanction bien légère.»

La commission de boxe du District de Columbia avait suspendu Bute après avoir détecté la présence d’ostarine dans le sang du boxeur lors de son combat contre Badou Jack pour le titre des poids super-moyens du World Boxing Council (WBC), le 30 avril dernier, à Washington.

Bute s’est défendu en affirmant qu’il avait consommé le produit à son insu, à la suite d’une contamination d’un produit prescrit par son préparateur physique, et a obtenu gain de cause.

Mais pour Mme Ayotte, rejeter le blâme sur une contamination ne blanchit pas l’athlète.

«Ce que je peux vous dire, c’est qu’un athlète d’un sport comme la natation ou l’haltérophilie ne pourrait pas s’en sortir en rejetant le blâme sur un entraîneur», laisse-t-elle tomber.

Mme Ayotte encourage donc les différentes fédérations à mieux réglementer la consommation de produits dopants.