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Voici ce que pense Philippe Couillard sur...

Voici ce que pense Philippe Couillard sur...
Photo Simon Clark

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En plus de se prononcer sur la congestion routière à Québec et les moyens qu’il préconise pour améliorer la fluidité sur les routes, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a eu l’occasion d’aborder plusieurs sujets aux micros du FM93, d'Énergie et de CHOI Radio X.

Voici ce qu'il pense sur...

Sur un retour de Sam Hamad au conseil des ministres:

#1 «Sam c’est quelqu’un de très important dans mon équipe, qui comprend très très bien la région depuis des années. On est toujours en réflexion là-dessus, mais ce n’est pas aujourd’hui qu’on va faire des annonces.»

Sur la possibilité d’intégrer des jeunes au conseil des ministres:

#2 «J’ai des gens formidables dans l’équipe de Québec. Dans les jeunes également, il y a des gens qui sont très très intéressants, alors la beauté d’avoir un caucus comme ça, c’est la richesse de l’expérience et la fois le dynamisme des gens qui sont arrivés depuis moins longtemps qui nous permettent de faire des belles équipes.»

Sur les dernières élections partielles:

#3 «Écoutez, moi je pourrais balayer ça pis dire la langue de bois et ce n’est pas grave on a le même nombre de députés qu’avant et rien n’a changé. Moi, le résultat particulièrement dans Arthabaska et dans Saint-Jérôme, je l’ai trouvé dur. Par contre, cette histoire du vote francophone pour moi ça demeure quelque chose à explorer pis à communiquer davantage. Moi je suis dans un comté qui est 100% francophone et il n’y a aucun problème. Laurent Lessard est dans un comté 100% francophone, alors ce n’est pas vrai que notre message n’est pas entendu.»

Sur la venue de Rambo en politique:

#4 «C’est tout le désabusement. Je le vois bien. Je l’entends bien. Ce n’est pas juste chez nous. Regardez l’Europe. Regardez les États-Unis. C’est tout ce sentiment que les gens ont que leurs affaires ne sont pas vraiment prises en compte, qui ne sont pas là, qui ne sont pas écoutés, que les gens ne comprennent pas ce qui arrive sur le terrain. C’est pour ça qu’il faut y être sur le terrain et être avec le monde. Maintenant, que monsieur Gauthier y aille, c’est son affaire. Les gens décideront. Les citoyens décideront quand ça sera l’élection. Je me dis au bon sens des gens.»

Sur les accommodements raisonnables:

#5 «Moi je ne veux pas de candidates libérales qui portent un tchador. Une femme qui s’habille comme ça, par définition, elle ne veut pas avoir de contact avec le monde, rencontrer des hommes qui ne sont pas son mari ou son frère. Elle ne fera pas ça. Pensez-vous qu’elle va aller se présenter à une élection? Bien non. Il n’y en aura pas.»

#6 «Moi, le matin, je ne vous dis pas comment vous vêtir. Je ne dis pas au monde qui nous écoute comme s’habiller le matin. Par contre, si on se parle comme maintenant, je veux voir votre face.»

#7 «On introduit une obligation qui n’a jamais existé auparavant, c’est que la personne qui demande l'accommodement va être obligée de faire un effort pour régler le problème sans accommodement pis de montrer qu’elle a fait un effort. On appelle ça un effort réciproque. Il n’y a personne qui a jamais fait ça. Nous, on va le faire. Deuxièmement, notre patrimoine québécois on va le protéger également.»

Sur sa gestion du Québec:

#8 «Ne pensez pas qu’on change quelque chose sans faire de résistance. S’il y a une décision sans résistance, ce n’est pas une décision.»

#9 «On fait exactement ce qu’on avait dit qu’on ferait. Exactement ça. On a sauvé le Québec dans le désastre financier.»

#10 «J’aime pas mal mieux mettre de l’argent dans des écoles, comme ici à Québec, et dans nos hôpitaux, le grand hôpital qui va être construit, que de mettre ça dans les banquiers de New York!»

#11 «On a rétabli les choses et je pense que les gens de Québec, c’était important pour eux la rigueur. On l’a mis sur pied et on a dit aux gens pourquoi on le ferait. La santé, l’éducation, l’économie et baisser les impôts. En passant, ceux qui disent que ce n’est pas grand-chose, c’est la plus grosse baisse d’impôt depuis 2007. J’ai l’intention de faire plus et de faire mieux même pour la classe moyenne. Je vais en faire d’autres.»

#12 «Je vais également continuer à maintenir un financement stable pour l’éducation et la santé. Pas la lune, 3,5% en éducation et autour de 4% pour la santé. Avec ça, on est capables de développer des services de façon très correcte et d’alléger le fardeau fiscal des gens.»

#13 «Parce qu’on a un ministre [Gaétan Barrette] qui brasse les choses et qui n’a pas peur de s’attaquer aux lobbys en passant et qui les prends de front, on est rendus à quasiment 450 000 Québécois de plus qui ont des médecins de famille. Ce n’est pas rien là!»

#14 «Une société c’est de même. Ça va toujours être de même. Au Québec, particulièrement, on a bâti une société qui est corporative. C’est-à-dire que tout le monde a ses blocs d’intérêts et ça vient clasher au pied du gouvernement et c’est nous qui devons faire l’arbitrage. Ç’a toujours été comme ça, ça va toujours être comme ça. Le truc, savez-vous c’est quoi? Je pense que c’est ça que Gaétan Barrette fait, quand tu prends une décision, tu ne dis pas “je vais faire plaisir à un tel ou une telle” tu dis “qu’est-ce que ça va changer de mieux pour le patient?” Quand je dis qu’il y a près de 450 000 personnes de plus qui ont un médecin de famille, ça, ça veut dire quelque chose pour le monde qui nous écoute.»

Sur la culture du viol:

#15 «Je pense qu’il faut faire attention aux termes. Je vais laisser celui qui est inscrit dans l’opinion publique, mais cette question du consentement pis des relations hommes femmes pour moi elle est fondamentale. Les femmes doivent se sentir en sécurité partout, partout partout en tout temps. Pour moi, c’est au-dessus de tout.»

#16 «Les événements des derniers mois, des dernières semaines ont mis encore plus à l’esprit des gens là, l’idée du consentement quand ce n’est pas oui c’est non. Les mots sont chargés. Il faut faire attention aux mots qu’on emploie. [...] Une fois qu’une expression est gravée dans le débat public, les efforts pour l’enlever c’est bien difficile.»

Sur Gerry Sklavounos:

#17 «Ce sont des événements très très malheureux pis je ne ferai pas d’autres commentaires. L’enquête est en cours. On va laisser le processus se dérouler.»

Sur Donald Trump:

#18 «L’administration n’a pas encore commencé. Il y a une grosse différence entre une campagne présidentielle américaine et l’exercice de la présidence américaine. Le 23 janvier, ça va être plus apparent.»

#19 «Pour nous autres, c’est le marché ouvert. Pour notre bois d’oeuvre qui est capital pour beaucoup beaucoup dans la région de Québec. C’est 60 000 emplois la forêt au Québec. Également, la question du libre échange. On est un peuple de 8,3 millions, c’est petit par rapport aux États-Unis. On a besoin d’accès au marché américain. Je pense que les Américains savent qu’ils ont besoin de l’intégration avec l’économie canadienne.»

#20 «Il y a une leçon pour tout le monde, y compris les analystes politiques et les sondeurs. Autant l’Europe que les États-Unis ont donné cette leçon-là.»
«C’est quand même particulier qu’un personnage comme ça ait de la place dans le débat public. Quelque part il occupe un vide alors c’est à nous à occuper ce vide-là de façon plus constructive.»

Sur la légalisation du pot

#21 «Moi je suis pour la légalisation. Je ne suis pas un opposant de ça. Il faut que ça soit transparent. Il faut qu’on puisse mesurer la qualité, il faut qu’on puisse également rappeler aux gens que prendre le volant avec deux joints, ce n’est pas mieux que de prendre le volant avec un verre de scotch.»

#22 «C’est comme l’alcool. Il y a des différences il faut faire attention, mais en terme d’altération de notre capacité de réagir au volant, savez-vous ce qui me préoccupe et là il va falloir faire des campagnes publiques là-dessus, faites le test autour de vous pendant la période de Noël, dites aux gens: “Toi, est-ce que tu conduirais avec deux scotchs dans le corps?” “Ha ben non!” “Est-ce que tu conduirais avec un deux joints?” “Ah ben là...ce n’est pas pareil”  Ben on! Ça peut être pareil et ça peut être aussi dangereux! Ça prend quoi? Des appareils pour mesurer le niveau, ça prend des normes et puis aussi, l’État doit ramasser les taxes qui actuellement vont au crime organisé et avec ça donner des meilleurs services.»

#23 «Si vous regardez l’État de Washington et le Colorado, ça marche bien. Tu rentres quelque chose dans l’économie normale, tu la sors de l’économie parallèle, et tu la rentres dans l’économie normale et là tu peux développer des services notamment des services sociaux,  autour de toute la question de la toxicomanie.»

#24 «Je n’ai jamais consommé, mais c’est parce que j’étais trop niaiseux. À l’époque, c’est drôle, je n’avais pas le goût de ça. Dans mes amies, tout le monde se passait des joints et tout ça, mais je n’avais pas le goût.»

#25 «En passant, je n’ai fait pas un jugement moral. Tant qu’ils ne mettent pas leur sécurité et la sécurité des autres en danger.»

Sur Uber

#26 «D’abord il faut expliquer que nous on voulait garder les acquis aux chauffeurs de taxi, notamment le pouvoir d’avoir une course sur le trottoir, quelqu’un qui appelle un taxi, également les points d’arrêt aux hôtels, ça reste exclusif. Le problème des aéroports c’est que c’est une juridiction autre, sur laquelle on n’a pas de prise.»

#27 «Je crois moi qu’il y a beaucoup d’inquiétude, mais au Québec ça va être fait comme ailleurs et partout ailleurs ça n’a pas diminué le nombre de taxis et le nombre de courses en taxi. Ç’a augmenté l’offre de transport.»

#28 «Je ne l’ai pas encore essayé, mais une fois que c’est encadré je n’ai pas de problème. En passant, les gens vont se rendre compte et déjà ç’a commencé, que ce n’est pas une petite affaire devenir chauffeur d'Uber maintenant. Il faut que tu passes un permis spécial, que tu fasses faire une vérification de sécurité. Il faut que ça soit équitable.»

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