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Joyeux bordel... euh... Noël!

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Annonçant la «fin du paternalisme», Québec accorde un statut particulier à Montréal, qui sera – enfin! – libre de faire des règlements à son image.

Alors, il sera désormais interdit de promener son poisson rouge sans laisse à Montréal – sauf à Westmount. Les canaris sans muselière seront confisqués et offerts aux chats munis d'un permis valide. Les chats sans permis seront confisqués et offerts aux pitbulls, qui, eux, sont interdits. Sauf les mardis.

La saison de la chasse aux piétons sera allongée, avec le virage à droite aux feux rouges, couplé à la fermeture tardive des débits de boissons.

Policiers

Les rennes qu’on voit parfois, à deux par char, sont des policiers de Laval, qui tentent de se distinguer de leurs collègues clowns de Montréal.

À Montréal, où tout tombe sous le sens, ce sont les policiers avec le plus d’ancienneté qui actionnent les feux de circulation aux heures de pointe. Ils le font sur une base volontaire, mais en temps supplémentaire. La proverbiale fluidité de notre circulation n’a pas de prix.

Ici, la police espionne les journalistes. La présidente du syndicat des cols bleus espionne ses adjoints. On étend du sel d’un seul côté des côtes à la fois, soit en montant, soit en descendant. C’est comme ça.

À Montréal, même les cônes orange ont la sécurité d’emploi, à vie. C’est ce que P.K. Subban se disait.

Recherchés: figurants ethniques pour promos du 375e. Ostentatoires s’abstenir.

Naturel

Moi, j’ai tout de suite aimé notre plus grand coton de sapin de Noël du Canada, parce qu’il est, euh, naturel. Ce qui me décoiffe, c’est qu’on ait promis qu’il serait plus beau que celui de New York. On se prend pour qui, ici? Pour Québec?

Toujours branché sur la classe moyenne, Justin Trudeau promet qu’on pourra fumer des pétards en toute légalité l’an prochain.

C’est peut-être tout ce dont Montréal a besoin pour revenir sur terre...