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Voici pourquoi les parents devraient dire la vérité à leur enfant à propos du père Noël

Le Doc Mailloux
PHOTO ANDREANNE LEMIRE Le Doc Mailloux

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Selon le célèbre psychiatre Doc Mailloux, la majorité des mères québécoises «ne respectent pas le développement de leur enfant» lorsqu’il commence à se poser des questions sur l’existence du père Noël.

C’est du moins ce qu’il a expliqué au micro du FM 106,9 en Mauricie.

Selon lui, «le Québec, majoritairement, hait les enfants parce qu’il n’a pas de respect pour leur développement», ce qui fait en sorte que plusieurs d’entre eux bloquent au stade de la «pensée magique».

Il encourage les parents à ne pas entretenir «le folklore gnangnan» ce qui, selon lui, ne respecte pas «l’évolution normale» d’un enfant.

Voici ses explications en 12 citations

#1 «Le développement du cerveau d’un enfant ça se passe comment? Lorsqu’il naît, c’est de la gélatine, c’est du jello qu’il a entre les deux oreilles, et tranquillement, les cellules nerveuses vont pousser, vont se développer dans cette matière gélatineuse. Zéro à deux ans.»

#2 «À partir de trois-quatre ans, les neurones commencent à opérer tranquillement. Deux ans et demi-trois ans, il commence à parler, commence à être capable d’aligner trois mots, faire des petites phrases de trois-quatre mots. C’est graduel.»

#3 «Autour de trois à quatre ans, il est capable de comprendre quelques affaires, mais le petit être humain ne fait pas de relation de cause à effet. Il n’est pas capable de comprendre que s’il a un cadeau, ça vient de sa mère ou de son père qui sont allés travailler. Il constate le cadeau, mais il n’est pas capable d’établir la cause. Comment se fait-il que je reçoive un cadeau? Il n’y a pas de relation de cause à effet. [...] On appelle ça le stade de la pensée magique, c’est-à-dire de l’incapacité à faire une relation de cause à effet.»

#4 «La pensée magique va être suivie par la pensée concrète. C’est-à-dire une capacité à faire des liens. Une allumette, ça peut mettre le feu, le feu, ça peut faire brûler la maison. Ça s’en vient tranquillement à cinq-six ans.»

#5 «Ça va être vers neuf-dix ans que l’enfant va avoir une pensée abstraite, qu’il va être capable de faire des liens entre le fait d’avoir des cadeaux et papa et maman qui travaillent pour mettre de l’argent à la banque afin de, possiblement, nous faire des cadeaux. Ça prend plusieurs années.»

#6 «Malheureusement, il y a beaucoup d’individus qui vont bloquer au stade de la pensée magique, au stade des quatre ans-cinq ans. Beaucoup. Particulièrement les femmes et des hommes féminisés qui se sont soumis à leur mère qui, elles-mêmes, n’avaient pas dépassé le stade de la pensée magique. Le petit Jésus, la fée des étoiles, les anges, la tireuse de cartes. Toutes les sphères de la divination.»

#7 «Si vous bloquez au stade de la pensée magique, vous allez être un adulte qui va croire aux anges, à la fée des étoiles et à la tireuse de cartes et l’avenir survient par magie, non pas à la suite de mes efforts. Toutes ces croyances aux lunettes roses, les croyances gnangnans qui originent du blocage.»

#8 «Si vous avez dans une collectivité beaucoup d’individus qui vont bloquer au stade de la pensée magique, ce n’est pas drôle.»

#9 «Graduellement, l’enfant pose des questions. L’enfant, grâce à la maturation de son cerveau, est capable de faire des liens causaux, des liens de cause à effet. C’est simplement de respecter ça. Et essayez de ne pas trop le polluer avec tout votre folklore gnangnan. Vous n’en finissez plus.»

#10 «Là tu vois la bonne femme qui argumente avec son enfant sur l’existence du père Noël, là l’enfant dit: “je t’ai vu, je t’ai vu envelopper des cadeaux! Je t’ai entendu quand tu es allée les cacher!” Pis là, la bonne femme nie ça dur comme fer, alors elle surinvestit dans la pensée magique de l’enfant et l’enfant, compte tenu que c’est sa mère qui dit ça, va avoir des doutes et peut, surtout s’il est surprotégé ou négligé, demeurer bloqué à ce stade-là. Il ne passera pas à l’autre stade parce qu’il va l’utiliser comme refuge pour contrer sa souffrance.»

#11 «Ce n’est pas un travail à faire, c’est simplement de respecter l’évolution normale des enfants et la majorité des mères au Québec ne respectent pas l’évolution normale de leur enfant.»

#12 «Les enfants, ce ne sont pas tous des caves! Ferme ta boîte! Fermez vos boîtes! Sachez vous taire quand c’est le temps! Essayez d’être un peu plus respectueux envers les enfants.»