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La poussière rouge hante encore Arrimage du Saint-Laurent, qui embauche Marcel Aubut comme lobbyiste

La poussière rouge hante encore Arrimage du Saint-Laurent, qui embauche Marcel Aubut comme lobbyiste
Archives Le Journal de Québec, Didier Debusschère

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La poussière rouge continue de hanter Arrimage du Saint-Laurent, alors que le ministère des Transports refuse toujours de verser, quatre ans plus tard, une somme d’environ 4 millions $ pourtant accordée dans une subvention.

Arrimage en a assez et, début janvier, a embauché Marcel Aubut comme lobbyiste. Les démarches de ce dernier visent «à faire lever cette suspension des versements d'une subvention dûment attribuée et confirmée», lit-on dans l’inscription au registre des lobbyistes.

Il s’agit d’un vieux projet réalisé depuis belle lurette, explique la porte-parole de l’entreprise, Johanne Lapointe. La subvention avait été octroyée pour la construction d’équipements comme des convoyeurs dans le but d’éviter le va-et-vient des véhicules polluants. «En modernisant des équipements, on devient moins dépendant aux énergies fossiles», souligne-t-elle.

«Deux projets d’Arrimage ont été subventionnés pour la modernisation d’équipements dans le secteur Beauport», confirme le porte-parole Guillaume Paradis, au ministère des Transports (MTQ). L’un date de 2008, l’autre de 2011.

Sauf que «dans l’entente, le promoteur, Arrimage, s’engage à respecter les lois, règlements et normes en vigueur». Et à la suite de l’épisode de poussière rouge de 2012, deux avis de non-conformité ont été remis.

Entrave au travail d’un fonctionnaire

Par ailleurs, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a donné un constat d’infraction à Arrimage au motif d’entrave au travail d’un fonctionnaire du ministère de l’Environnement.

Fin 2012, le MTQ a donc suspendu les versements. Il reste 352 000 $ à verser pour le premier projet. Pour le deuxième projet, 3 658 000 $ avaient été consentis, mais Arrimage n’a pas reçu un sou.

Le MTQ est au courant de l’embauche de M. Aubut, mais M. Paradis ajoute qu’aucune rencontre n’a encore eu lieu. Si cela se produit, ce sera fait dans le respect de toutes les lois, assure-t-il.