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L’Espagne en deux villes et deux îles

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Les charmes de la Méditerranée, le tempo de la fiesta, la folie de Gaudi et les œuvres de Goya: notre dernière virée en Espagne s’est déroulée en quatre temps, dans deux grandes villes et deux belles îles. Un itinéraire que l’on vous recommande.

Barcelone

Ah, la belle Catalane! La réputation de Barcelone n’est plus à faire auprès des touristes. Après avoir vu quelques classiques – la Sagrada Familia et les autres œuvres de Gaudi, le quartier gothique ou le marché de La Boqueria –, on vous suggère de faire une promenade dans deux autres quartiers: El Born et La Barceloneta. Le premier fait partie du cœur historique de ­Barcelone et ses ruelles débouchent tantôt sur une boutique design, tantôt sur une galerie d’art, tantôt sur une scène du quotidien. Le second ­quartier est populaire pour sa plage en pleine ville, sa promenade et ses terrasses près de l’eau. Dans les deux cas, il fait bon se laisser guider par le hasard dans les rues animées.

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La Barceloneta offre des plages sublimes en plein cœur de la capitale catalane.
 
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Au parc Güell, un des endroits emblématiques de Barcelone.

Majorque

Les Européens, surtout les Britanniques et les Allemands, connaissaient bien cette île de la Méditerranée, dans l’archipel espagnol des ­Baléares. Certains y louent des villas au bord de la mer; d’autres vont se lover dans ses ­montagnes de la Serra de Tramuntana, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour son agriculture en terrasse; d’autres encore ­coordonnent leur visite avec la floraison des amandiers. La plupart des voyageurs, par contre, profitent de forfaits dans des stations balnéaires. Île de plages, de criques, de pics et de falaises, Majorque attire aussi des milliers de cyclistes chaque année (dont des professionnels), en plus de croisiéristes et de plaisanciers. La capitale, Palma de Majorque, est ­dominée par une gigantesque cathédrale ­gothique appelée La Seu. Et la vieille ville, avec ses rues bordées de platanes et de boutiques, vous offrira de belles balades.

Vos amis européens vous ont déjà parlé de Majorque en termes moins chaleureux? Il était sans doute question de Magaluf. Un tourisme à bas prix, axé sur la fête et l’alcool, a donné mauvaise réputation à ce secteur balnéaire. La zone a toutefois entamé une métamorphose et des hôtels revampés (dont quelques-uns de la chaîne Meliá) cherchent à attirer une autre clientèle dans la baie. À surveiller.

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Le village de Valldemosa, sur l’île de Majorque.


Madrid

La capitale espagnole n’a pas le côté éclaté de Barcelone, mais elle a des places animées, d’imposants monuments, des musées, une profusion de bars à tapas et une vie nocturne qui semble ne jamais s’arrêter. Vous avez peu de temps? Le vieux Madrid concentre plusieurs arrêts intéressants. Vous pourrez visiter le Palais Royal, où ont encore lieu des cérémonies royales officielles, ou flâner sur la Plaza Mayor, le temps d’admirer ses ­façades colorées et d’imaginer à quoi ressemblaient les passants qui venaient ici il y a 400 ans. Non loin de là, le marché San Miguel étale mille et un délices locaux. Prévoyez aussi du temps pour visiter le musée du Prado et voir les œuvres des peintres espagnols Goya et Velasquez (dont sa fameuse peinture Las Meninas). Et, surtout, gardez-vous des forces pour profiter des soirées madrilènes­­: ici, le souper commence à l’heure où certains d’entre nous iraient normalement se coucher!

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L’édifice Metrópolis, au cœur de Madrid.
 
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La nuit est le meilleur moment pour découvrir la capitale espagnole.

Ibiza

Qui n’a pas entendu parler des folles nuits d’Ibiza, de ses discothèques ou de ses partys sur la plage? Bohème et festive, cette autre île des Baléares ­attire des DJ reconnus, des vedettes et des hordes de visiteurs festifs. Les nuits blanches ne vous font pas ­vraiment envie? Flânez sur la plage ou partez explorer. La ville d’Ibiza (ou Eivissa en catalan) vaut le détour pour sa vieille cité fortifiée – Dalt Vila – qui domine la Méditerranée. ­Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, Dalt Vila, avec ses ­remparts du 16e siècle, ses maisons blanches et ses rues pavées qui grimpent vers le ciel, promet de superbes vues sur la mer. À ses pieds, on découvre­­ le port d’Ibiza, où s’alignent boutiques, restaurants, bars et cafés. Selon l’office de tourisme, c’est ­l’endroit le plus glamour de l’île où démarrer la soirée.

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La cité fortifiée de Dalt Vila, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
 
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Entre les festivités, il est toujours possible de flâner sur la plage.

INFOS PRATIQUES

Hébergement

Nous avons logé dans des hôtels signés Meliá, parce que la chaîne fêtait ses 60 ans en 2016 et qu’elle est née à Majorque­­. Son fondateur, ­Gabriel Escarrer, a ouvert son premier hôtel à 21 ans. Aujourd’hui, la compagnie en compte plus de 350 à travers le monde (y compris les hôtels Paradisus de Cuba et des Caraïbes). On en a visité une dizaine durant­­ notre virée. Quelques préférés:

  • Le Gran Meliá Palacio de los Duques de Madrid, ­installé dans un palais du 19e siècle, pour sa terrasse avec piscine sur le toit, ses reproductions de Velasquez et son emplacement central.
  • Le ME Ibiza, luxueux et contemporain, pour sa ­terrasse, sa piscine et son bar avec vue sur la mer et pour son ambiance jet set.
  • Le Sol Beach House Ibiza pour son côté beach shack sophistiqué et sa déco Desigual­­ (Majorque a aussi­­ son Sol Beach House, avec un bar à jus servant des élixirs comme le «Green Love» ou le «Vegan Vampire»).

Infos: www.melia.com/fr

Transport

Nous avons voyagé sur les ailes d’Air Transat, en testant l’option multidestinations qui permet d’arriver dans une ville et de repartir d’une autre sans frais. Notez que la compagnie ne se rend pas dans les Baléares, mais que des lignes aériennes à bas prix (Ryanair, Vueling, Norwegian...) offrent des allers pour quelques dizaines d’euros. www.airtransat.com

À savoir

Il est conseillé de visiter les Baléares au printemps, en automne ou en été. Durant l’hiver, ­plusieurs établissements ferment leurs portes, car les touristes se font rares. Dommage, car le ­climat hivernal plutôt doux de ces îles plairait sûrement aux Québécois.

Ce voyage a été rendu ­possible grâce à Transat et Melia Hotels International.