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Pris en flagrant délit de lip sync

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En ratant sa prestation du 31 décembre à Times Square, Mariah Carey a rejoint une liste qu’elle aurait préféré éviter : celle des artistes s’étant fait prendre en flagrant délit de lip sync. Voici les 5 exemples les plus marquants de l’histoire. Qui laissera sa place à Mariah?

Beyoncé

Investiture de Barack Obama (2013)

Photo d'archives

Beyoncé sait chanter. Tout le monde le sait. Mais au spectacle d’investiture de Barack Obama en 2013, l’ex-leader de Destiny’s Child a décidé de livrer l’hymne national américain... à partir d’une bande préenregistrée. Sa performance était convaincante, mais néanmoins, des doutes ont rapidement été soulevés. Les ­rumeurs de lip sync ont pris tellement d’ampleur que deux semaines après l’événement, la chanteuse a décidé d’avouer son «crime» lors d’une conférence de presse. À cette occasion, elle s’est aussi rachetée en offrant, devant la horde de journalistes réunis, une version a capella du Star Spangled Banner, prouvant ainsi qu’elle affichait toujours une forme vocale resplendissante. Au micro après sa prestation surprise, elle a lancé la ­réplique suivante aux médias: «D’autres questions?»

Ashlee Simpson

Saturday Night Live (2004)

Photo d'archives

Encore aujourd’hui, il nous est impossible de regarder cette séquence sans grimacer de malaise. La carrière d’Ashlee Simpson a pris fin le 23 octobre 2004 quand, au moment de commencer à «chanter» son tube, des voix préenregistrées du morceau qu’elle avait faites plus tôt en soirée ont commencé à résonner. Gênant pour Miss Simpson? Assurément. Mais c’est sa façon de gérer la ­situation qui a coulé son bateau. Sous les projecteurs, elle s’est mise à giguer avant de blâmer ses musiciens qui auraient «joué la ­mauvaise ­chanson». Deux jours plus tard, elle ­prétendait avoir perdu la voix en raison d’un reflux gastro-œsophagien sévère, d’où la nécessité de ­recourir au lip-sync. Ashlee a récemment indiqué qu’elle ­allait sortir de nouvelles chansons en 2017. Ira-t-­elle les interpréter en primeur à SNL?

Britney Spears

MTV Video Music Awards (2007)

Photo d'archives

Reconnue comme étant la reine du lip sync, Britney Spears n’avait visiblement pas assez travaillé ses talents de mime avant de fouler les planches du Palms de Las Vegas en septembre 2007. Chargée d’ouvrir la cérémonie des MTV Video Music Awards avec Gimme More, sa nouvelle chanson de l’époque, la pauvre a offert ce que plusieurs critiques considèrent comme la pire performance de l’histoire du gala. Oubliant de remuer les lèvres à plusieurs occasions, escamotant ses propres mouvements de danse, la pop star donnait l’impression de vouloir être partout sauf sur scène. Après ce fiasco, Britney a mis huit années avant d’offrir un autre numéro aux MTV VMAs. Elle y est effectivement retournée l’été dernier et encore une fois, les bandes préenregistrées ont fait tout le travail. Mais au moins, cette fois-ci, la star était un tantinet plus convaincante.

Whitney Houston

Super Bowl (1991)

Photo d'archives

Whitney Houston était en sueurs durant sa livraison de l’hymne national des États-Unis au 25e Super Bowl en Floride, mais ce n’était pas parce qu’elle forçait des cordes vocales. Considérée comme l’une des plus célèbres interprétations du Star Spangled Banner de tous les temps, cette version s’est retrouvée au sommet des palmarès de vente de disques. Mais plus tard, les producteurs du spectacle ont reconnu que Whitney avait chanté devant un micro fermé, afin d’éviter «tout risque d’ennuis techniques qui viendraient gâcher le moment».

Milli Vanilli

MTV (1989)

Photo d'archives

On doit la plus célèbre controverse de lip-sync au groupe Milli Vanilli. En 1989, durant une prestation pour MTV, les deux charlatans ont quitté abruptement la scène quand la piste sonore sur laquelle ils faisant semblant de chanter a commencé à déraper. Peu de temps après, le LA Times révélait que tous leurs succès, de Girl You Know it’s True à Blame it on the Rain, en passant par Girl I’m Gonna Miss You, étaient chantés par d’autres artistes. Fab Morvan et Rob Pilatus étaient en effet des imposteurs. Devenue la risée du milieu musical, le duo d’origine ­allemande a décidé de restituer les trophées Grammy qu’il avait gagnés, dont celui de Révélation de l’année.