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Pertes d’emploi: Laval, Montérégie, Lanaudière écopent

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Au cours des deux dernières années, il s’est créé dans l’ensemble du Québec quelque 137 800 emplois. C’est énorme! Malheureusement, plusieurs régions du Québec se retrouvent avec un bilan négatif au chapitre de l’emploi.

C’est notamment le cas de la deuxième plus importante région économique de la province au chapitre du marché du travail, soit la Montérégie.

Il s’est perdu 6 700 emplois au cours des deux dernières années dans cette région. Elle comprend une vingtaine de circonscriptions électorales, allant de Huntingdon à Richelieu, tout en englobant entre autres, Saint-Jean, Chambly, Borduas, Saint-Hyacinthe, Johnson, Verchères, Granby, etc. Il s’agit d’une région économique à forte prédominance péquiste et caquiste.

Mais on y retrouve également deux hommes forts du gouvernement Couillard, soit le ministre Pierre Moreau (Châteauguay) et le ministre Pierre Paradis (Brome-Missisquoi).

LAVAL PROBLÉMATIQUE

La région économique la plus touchée par les pertes d’emploi est celle de Laval. On y dénombre la perte de 16 500 emplois en deux ans. Parenthèse: en matière d’emploi, on ne pourra pas accuser le gouvernement Couillard de favoritisme dans le cas de la région de Laval puisque celle-ci regroupe six comtés libéraux (Mille-Îles de la ministre Francine Charbonneau, Vimont, Sainte-Rose, Laval-des-Rapides, Fabre, Chomedey).

LEGAULT TOUCHÉ

La seconde région la plus touchée par les pertes d’emplois est celle de Lanaudière. Elle présente pour sa part une fiche de 11 400 emplois perdus. Ceinturant notamment plusieurs circonscriptions péquistes (Berthier, Joliette, Rousseau, Terrebonne) et caquistes (dont L’Assomption de François Legault, Masson), la région de Lanaudière «forcera» sans doute l’opposition à poser des questions sur les mesures qu’entend mettre en place le gouvernement Couillard pour y créer des emplois.

Autre région aux couleurs libérales, l’Estrie affiche pour sa part un recul de 4 800 emplois. L’Estrie englobe les circonscriptions de Mégantic, Sherbrooke du ministre Luc Fortin, Saint-François, Richmond, Orford.

Se retrouvent également dans le rouge, les régions Chaudière-Appalaches (- 600 emplois) et celle de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (- 400 emplois).

Dans le cadre d’une période aussi florissante de création nette d’emplois, j’espère que les députés des circonscriptions «éclopées» vont se lever à l’Assemblée nationale pour réclamer la mise en place de mesures susceptibles d’y relancer la création d’emploi.

LES RÉGIONS GAGNANTES

Sur les 11 régions économiques qui rapportent une création nette d’emplois, celle de la Capitale-Nationale (Québec) et celle de Montréal se distinguent plus particulièrement.

La Capitale-Nationale affiche la création nette de 40 000 emplois, ces deux dernières années.

Et la région économique de Montréal arrive en tête avec la création de 71 200 emplois, faisant ainsi reculer son taux de chômage de 9,9 % à 7,8 %. En plus de Montréal, cette région inclut aussi Sainte-Anne-de-Bellevue, Pointe-Claire, Beaconsfield, Dollard-des-Ormeaux, Pointe-aux-Trembles, Verdun, Îles-des-Soeurs.

Les deux autres régions qui ont fait d’importants gains en matière d’emplois sont Laurentides (+ 28 600 emplois) et Centre-du-Québec (+22 100 emplois).