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Adopter une conduite responsable

Cette photo montre en les policiers et les agents de surveillance de la Fédération qui ont précédé à une opération de vérification des motoneigistes lors d’un barrage qui se déroulait en fin de semaine dernière, sur la Trans-Québec 5, dans le secteur de Rimouski.
Photo courtoisie Cette photo montre en les policiers et les agents de surveillance de la Fédération qui ont précédé à une opération de vérification des motoneigistes lors d’un barrage qui se déroulait en fin de semaine dernière, sur la Trans-Québec 5, dans le secteur de Rimouski.

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A chaque hiver, certains motoneigistes n’arrivent pas à se discipliner et à comprendre que s’ils n’adoptent une conduite responsable dans les sentiers, ils sont carrément dangereux.

Il y a quelque temps, nous en avons eu un bel exemple .Un motoneigiste qui circulait à sa place dans un sentier, a été victime d’un délit de fuite. La personne qui l’a frappé, n’a même pas daigné s’arrêter pour constater s’il était blessé et si sa vie était en danger. C’est un délit très grave aux yeux de la loi. Personnellement, j’ai été victime d’un accident grave une seule fois, une fois de trop, dans les sentiers. Une espèce d’imbécile a décidé de me doubler par la droite, à l’entrée d’une courbe. Lorsqu’il a accéléré, l’arrière de sa motoneige a frappé le devant de la mienne. En moins de deux, je me suis retrouvé éjecté en dehors du sentier, obligé de me jeter en bas de ma motoneige pour ne pas frapper un arbre. Il est disparu aussi vite qu’il était arrivé.

Des situations semblables, je suis certain qu’il y en a eu d’autres dans plusieurs sentiers du Québec. Ces comportements condamnables sont le plus souvent ceux d’une minorité de délinquants qui ne mérite pas le nom de motoneigistes. Ce sont plutôt des parias qui ne reculent devant rien pour prendre le contrôle d’un sentier et pousser leur engin au maximum.

PRISE DE CONSCIENCE NÉCESSAIRE

Lorsqu’il a commencé à travailler sur son Ski-Doo, J-Armand Bombardier voulait créer un engin pour que les gens s’amusent en hiver. La personne qui utilise la motoneige dans les règles de l’art, en respectant la sécurité et surtout ses capacités, découvrira que le but de l’inventeur est totalement réalisé.

La motoneige nous permet d’atteindre des endroits que jamais nous ne pourrions découvrir dans l’arrière-pays. Lorsque vous prenez le temps de circuler sur les sentiers du réseau créé par les bénévoles des clubs, vous découvrirez des décors et des sites que vous n’auriez jamais pu appréciés, parfois même dans votre propre région. C’est le but premier des sentiers à savoir vous permettre de circuler en sécurité et vous donner accès à toute la province de Québec si vous le désirez. Ils ne sont pas conçus pour devenir des pistes de courses.

CONNAÎTRE SES LIMITES

Pour conduire adéquatement une motoneige, il faut connaître ses limites. Vous devez toujours vous sentir en contrôle de votre engin, en étant toujours prêt à réagir aux mouvements que la motoneige peut faire dans certaines situations. Par exemple, dans les courbes, il arrive souvent qu’il y ait de la glace. Vous devez donc ralentir et bien garder votre droite. Dans les sentiers, vous devez toujours circuler en gardant votre droite parce que vous ne savez jamais à quel moment vous allez rencontrer une motoneige en sens inverse. Trop souvent, certains motoneigistes oublient que la circulation se fait dans les deux sens comme sur les routes secondaires pour automobiles.

Dernièrement, la Sûreté du Québec, de concert avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et ses clubs affiliés, a procédé à des opérations sur divers sentiers, un peu partout au Québec. Il faudra vous attendre à les voir plus souvent cet hiver, tout comme les patrouilleurs de la FCMQ et ceux des clubs.

Les amateurs qui circulent en sentiers ont le droit de le faire en toute sécurité. La prudence, le respect d’autrui et de vos capacités, doivent toujours être au centre de vos sorties en motoneige. Une motoneige n’agira jamais seule. Tout se passe entre les guidons et le banc.