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Émanations à Cap-Rouge: Caire interpelle Hamad dans le dossier Anacolor

Le député caquiste presse le député de Louis-Hébert de s'en mêler

«Aujourd’hui, je veux interpeller Sam Hamad parce qu’il est le député de Louis-Hébert, (Anacolor) c’est dans son comté, c’est son travail», a rappelé le député caquiste Éric Caire.
Photo Jean-François Desgagnés «Aujourd’hui, je veux interpeller Sam Hamad parce qu’il est le député de Louis-Hébert, (Anacolor) c’est dans son comté, c’est son travail», a rappelé le député caquiste Éric Caire.

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Mécontent de voir les recours s’éterniser dans le dossier Anacolor, Éric Caire presse Sam Hamad afin que cessent les émanations de l’usine de peinture du secteur Cap-Rouge.

Rappelons qu’à la suite de plaintes répétées de citoyens notamment en raison d’odeurs, le ministère de l’Environnement a exigé en septembre dernier qu’Anacolor réduise de 90 % ses émissions polluantes d’ici février, ce que conteste l’entreprise.

Le député caquiste de La Peltrie a convoqué les médias devant les bureaux du député libéral de Louis-Hébert, mercredi, après avoir appris qu’une audience prévue récemment devant le tribunal administratif a été reportée en avril en raison de la grève des juristes de l’État.

«Aujourd’hui, je veux interpeller Sam Hamad parce qu’il est le député de Louis-Hébert, (Anacolor) c’est dans son comté, c’est son travail», a expliqué M. Caire

Injonction

Éric Caire reproche à Sam Hamad d’être «totalement absent» dans ce dossier, alors qu’il pourrait facilement faire pression auprès de son collègue ministre de l’Environnement pour qu'il procède par injonction à l’instar de celle déposée pour freiner le projet d’aéroport à Mascouche.

«Est-ce qu’il (M. Hamad) est trop occupé à essayer de regagner sa place au conseil des ministres», a soulevé le député caquiste.

M. Hamad n’était pas disponible pour répondre aux questions de notre Bureau parlementaire, mercredi.

À son bureau de comté, on a toutefois assuré qu’il s’agit d’un dossier «très actif» qui est suivi «de très près» auprès du ministère de l’Environnement, soit environ «à tous les quatre jours», a-t-on indiqué.

Un proche collaborateur du député de Louis-Hébert en a profité pour rappeler que l’entreprise a encore jusqu’au 1er février pour se confirmer aux nouvelles exigences, et qu’autrement dit, la balle est encore dans le camp d’Anacolor.