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La présidente des cols bleus rabrouée par le syndicat national

La présidente des cols bleus rabrouée par le syndicat national
Photo Chantal Poirier

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Nouveau coup dur pour la présidente des cols bleus de Montréal. Le syndicat national qui chapeaute le sien se dit préoccupé par plusieurs de ses décisions. Il lui demande même d’annuler le vote qu’elle avait prévu mercredi.

Dans une lettre adressée mardi à Chantal Racette et son vice-président, le président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) Mark Hancock a fait savoir que les récentes controverses impliquant le local 301 des cols bleus le faisaient sourciller au plus haut point.

Inquiétudes

Il s’inquiète particulièrement du fait que Mme Racette ait fait installer des GPS sur les voitures personnelles de deux directeurs syndicaux, et qu’elle ait organisé un deuxième vote de confiance «consultatif» avec à peine quelques jours de préavis pour les 6500 cols bleus membres du syndicat.

Mark Hancock, SCFP Canada
Photo courtoisie, SCFP
Mark Hancock, SCFP Canada

Dans sa lettre, il rappelle que les membres s’étaient déjà exprimés contre la présidente lors d’un vote secret tenu en assemblée générale en décembre dernier.

«Je suis [...] préoccupé du fait que cette convocation vise à remettre en question le résultat d’un vote tenu dans le cadre de l’assemblée générale annuelle des membres, laquelle est une assemblée souveraine qui a les pouvoirs les plus étendus», a écrit M. Hancock.

Celui-ci a ajouté que le vote organisé par Mme Racette ne semble même pas respecter les règlements du syndicat des cols bleus et qu’il n’y a pas de garanties que le processus sera transparent et équitable

Pétition

Les appuis de Mme Racette semblent diminuer rapidement au sein du SCFP. Mardi, Le Journal révélait que plus de 660 cols bleus avaient signé une pétition demandant un vote officiel pour destituer la présidente ainsi que trois autres hauts gradés.

Neuf des 16 membres du comité exécutif ont également envoyé deux plaintes aux instances provinciales et nationales du SCFP exigeant une «intervention immédiate» pour mettre fin au «cirque» et la «dictature» de Mme Racette.

L’attaché de Mme Racette a indiqué ne vouloir faire aucun commentaire jusqu’à la fin du vote mercredi, mais a assuré que le scrutin serait fait sous la surveillance «d’un panel d’observateurs indépendants chevronnés».