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Vacances de Justin Trudeau: la controverse prend de l'ampleur

Justin Trudeau
PHOTO AGENCE QMI, MATTHEW USHERWOOD Justin Trudeau

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OTTAWA | De nouvelles révélations alimentent la controverse entourant les vacances des Fêtes de Justin Trudeau, passées dans l’île privée des Bahamas d’un leader religieux et philanthrope.

Le bureau du premier ministre a confirmé, mercredi, qu’un député libéral et la présidente du parti, ainsi que leurs époux respectifs, ont récemment séjourné avec la famille Trudeau dans le domaine privé de l’Aga Khan, le chef spirituel de quelque 15 millions d’ismaéliens.

Le député de Terre-Neuve, Seamus O’Regan, et son mari, Steve Doussis, ainsi qu’Anna Gainey et son conjoint, Tom Pitfield, ont accompagné le premier ministre dans ses vacances.

L’information, d’abord rendue publique mercredi par le National Post, a ensuite été confirmée par le bureau du premier ministre.

Une porte-parole, Andrée-Lyne Hallée, a souligné que ces quatre personnes sont «des amis de la famille» de M. Trudeau.

En entrevue avec le National Post, M. O’Regan a affirmé qu’aucun dossier relatif aux affaires du gouvernement n’a été abordé durant son séjour aux Bahamas.

À la lumière de ces nouvelles révélations, le député conservateur Blaine Calkins a envoyé une lettre à la commissaire à l’éthique, lui demandant l’ouverture d’une enquête.

«Le manque de transparence entourant les vacances du premier ministre est extrêmement préoccupant, tout comme la révélation qu’il était accompagné du député Seamus O’Regan et du président du Parti libéral», a déclaré le porte-parole du parti sur l’Éthique et la Responsabilité.

Un collègue conservateur, Andrew Scheer, avait été le premier à interpeller la commissaire Mary Dawson au sujet des vacances du premier ministre, plus tôt cette semaine.

Le bureau de Mme Dawson a d'ailleurs confirmé, mercredi, avoir commencé sa révision préliminaire de la plainte, sans offrir plus de détails.

Au fil des ans, la fondation dirigée par l’Aga Khan a reçu des dizaines de millions en subventions du fédéral pour mettre en oeuvre des projets humanitaires.

Dans une déclaration, la porte-parole du premier ministre a aussi tenu à souligner «qu’aucun ami» n’est monté à bord de l’avion gouvernemental Challenger pour se déplacer dans les Caraïbes.

Pour des raisons de sécurité, il est coutume que le premier ministre canadien voyage à bord de cet appareil.

M. Trudeau a déjà indiqué qu’il a l’intention de rembourser une partie des frais de transport encourus par sa famille et lui pour se rendre dans les Bahamas pendant le temps des Fêtes.