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Les nids-de-poule déjà de retour

Le redoux de mercredi a fait apparaître de nombreux trous sur la chaussée de Québec

La chaussée est particulièrement abîmée dans la côte d’Abraham, où il faut lâcher l’accélérateur notamment avant de tourner sur l’avenue Honoré-Mercier.
Photo Stevens LeBlanc La chaussée est particulièrement abîmée dans la côte d’Abraham, où il faut lâcher l’accélérateur notamment avant de tourner sur l’avenue Honoré-Mercier.

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Le cocktail météo qui s’est abattu sur Québec au cours des derniers jours, en plus du redoux de mercredi, a officiellement donné le coup d’envoi à la saison des nids-de-poule. Déjà, des trous de plusieurs centimètres de profondeur ont commencé à faire leur apparition sur le réseau routier.

Même si la situation n’est pas encore critique, elle a tout de même surpris plusieurs automobilistes mercredi; ils ont probablement eu une pensée pour leur suspension en percutant un des nombreux nids-de-poule.

La plupart étaient invisibles, recouverts d’eau, en raison de la température. Selon Environnement Canada, le mercure a grimpé à 4 °C, tout près du record de chaleur du 11 janvier 1980, alors que le thermomètre affichait 5,9 °C.

Ce nid-de-poule rempli d’eau sur la rue Saint-Louis réservait une bien mauvaise surprise aux automobilistes qui ne pouvaient détecter sa présence.
Photo Stevens LeBlanc
Ce nid-de-poule rempli d’eau sur la rue Saint-Louis réservait une bien mauvaise surprise aux automobilistes qui ne pouvaient détecter sa présence.

Mine d’or pour les garagistes

Mais, le malheur des uns fait le bonheur des autres, alors que certains garagistes commencent à voir leur liste de clients s’allonger.

«Les gens s’attendent à en voir au mois de mars, donc ne porte pas attention aux nids-de-poule en janvier», estime Jacques Dupont, conseiller technique chez Desharnais Pneus et Mécanique.

«La vitesse n’est pas toujours en cause, souvent les gens nous disent qu’ils roulaient à 30 ou 40 km/h. C’est plutôt la profondeur du trou et l’angle avec laquelle on entre dedans», explique-t-il.

Selon lui, frapper un nid-de-poule peut coûter cher. «On voit des pneus fendus, des pièces pliées, des suspensions brisées... Souvent, on doit refaire l’alignement ou la suspension, en plus de remplacer un pneu». Résultat, une facture salée, qui peut monter à 800 $.

Nombreux dans la «vieille ville»

Selon un cocher de Québec rencontré par Le Journal, les nids-de-poule sont déjà nombreux dans la «vieille ville», mais rapidement colmatés.

«Depuis l’an passé, il y en a comme il n’y en a jamais eu. Parfois, c’est tellement creux, qu’on voit les fondations en pavé, sous l’asphalte», raconte Jean Bissonnette, qui sillonne les rues du Vieux-Québec depuis 1981.

La chaussée est particulièrement abîmée dans la côte d’Abraham, où il faut lâcher l’accélérateur notamment avant de tourner sur l’avenue Honoré-Mercier.
Photo Stevens LeBlanc
La chaussée est particulièrement abîmée dans la côte d’Abraham, où il faut lâcher l’accélérateur notamment avant de tourner sur l’avenue Honoré-Mercier.

Une équipe «nids-de-poule»

À la Ville de Québec, deux cols bleus sont assignés de façon permanente aux nids-de-poule et autres travaux d’entretien de la voie publique.

«Habituellement, lorsqu’ils (les cols bleus) en voient, ils les bouchent d’eux-mêmes», mentionne la porte-parole Wendy Whittom.

Le meilleur moyen pour signaler un nid-de-poule est de le faire sur le site internet de la Ville de Québec. Les citoyens peuvent également composer le 3-1-1.