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Au-delà du réel

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L’entrevue de Paul Arcand mardi avec Sylvain Mallette de la Fédération de l’enseignement autonome du Québec sur le cours d’éducation financière confirme que le Québec est coincé dans un épisode d’Au-delà du réel.

Les syndicats exigent qu’on reporte d’un an le cours promis pour septembre 2017. Pour y arriver, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx, doit tourner les coins de la loi ronds, mais l’État veut bouger rapidement, qui va s’en plaindre?

• Les syndicats

Les Québécois croulent sous les dettes, mais les syndicats veulent un moratoire.

«Pour bien faire les choses.»

«Il n’y a pas que les finances au Québec», a lancé la syndicaliste Josée Scalabrini aux médias. «Personne ne sera en faillite demain matin...»

• Qui sait ?

Un cours de vie économique était donné jusqu’en 2009. Huit mois pour l’adapter devraient suffire.

• Non. Il faut des groupes de travail, consultations, projets pilotes, etc

Excédé, Paul Arcand a poussé Sylvain Mallette à préciser ses craintes.

Enseigner les REER, CELI et marges de crédit ne suffit pas. Il faut questionner les bonis exorbitants des banquiers.

«C’est pas des banquiers et des comptables qui vont nous dire quoi enseigner!»

• Qui ? L’hologramme de Michel Chartrand ? Maintenant, le clou de l’entrevue

Sylvain Mallette a dit en ondes du banquier philanthrope L. Jacques Ménard de la BMO, créateur en 2008 du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires et promoteur du cours: «Lui pis son obsession avec la réussite éducative», l’invitant à se trouver un autre loisir.

C’est au-delà du réel.