/misc
Navigation

Lightbound demande pardon à la communauté musulmane

Le député fédéral Joël Lightbound.
Photo d'archives Le député fédéral Joël Lightbound.

Coup d'oeil sur cet article

Le député fédéral Joël Lightbound demande pardon à la communauté musulmane de Québec pour ne pas avoir dénoncé plus fermement la « stigmatisation » dont elle était victime bien avant l’attentat de dimanche.

L’élu libéral représentant la circonscription de Louis-Hébert a fait une vibrante déclaration aux Communes, mercredi, qui lui a valu une ovation des députés, toutes formations politiques confondues.

«Je veux offrir mes sympathies et toutes mes prières aux familles et à toute la communauté musulmane de Québec», a-t-il affirmé.

«Je veux aussi leur demander pardon. Pardon d’avoir observé ces dernières années leur ostracisation et leur stigmatisation. D’avoir vu prendre racine dans le cœur de mes semblables la peur, la méfiance et la haine. D’avoir fait de mon mieux pour y répondre mais de ne pas en avoir fait assez. Parce que si les mots ont des conséquences, les silences aussi ont des conséquences», a-t-il poursuivi.

En entrevue avec le Journal, M. Lightbound a indiqué que les événements de la fin de semaine ayant fait six morts et 5 blessés graves à la mosquée de Québec l’avaient amené à faire cette prise de conscience. Avec le recul, il aurait aimé être «plus audacieux et plus ferme dans cette défense des musulmans».

«Quand il y a une tête de porc qui est déposée devant la mosquée de Sainte-Foy, quand il y a des tracts haineux qui sont distribués dans les rues de Sainte-Foy, quand il y a des vitres cassées à la mosquée de Québec, quand il y a des amalgames gros comme le bras qui se colportent gros comme le bras, il faut constater qu’il y avait un problème, bien avant le 29 janvier 2017», a-t-il fait valoir.

Pour le moment, le député ne souhaite pas blâmer certaines radios de Québec que certains pointent du doigt, même s’il est d’avis qu’un «tissu d’ignorance» s’est installé «tranquillement» à Québec en partie sur les ondes radiophoniques et les réseaux sociaux.

«Je vais en avoir plus à dire plus tard. C’est trop tôt et je ne veux pas rentrer dans cette histoire-là de ce qui aurait causé dimanche. Je pense qu’on peut regarder qu’avant il y avait un problème», s’est-il contenté de dire.