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Se démarquer sans trop froisser le président Trump

Plusieurs publicités pourraient irriter la Maison-Blanche

Budweiser a fait beaucoup parler avec sa pub pro-immigration (photo) qui raconte l’aventure d’Adolphus Busch, un Allemand qui s’est établi aux États-Unis au 19e siècle, cofondateur du brasseur Anheuser Busch. Certains y ont vu une critique des politiques anti-immigration de Donald Trump et ont appelé au boycottage des produits Bud, entre autres, sur internet.
Photo capture d’écran Budweiser a fait beaucoup parler avec sa pub pro-immigration (photo) qui raconte l’aventure d’Adolphus Busch, un Allemand qui s’est établi aux États-Unis au 19e siècle, cofondateur du brasseur Anheuser Busch. Certains y ont vu une critique des politiques anti-immigration de Donald Trump et ont appelé au boycottage des produits Bud, entre autres, sur internet.

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Les annonceurs présents au Super Bowl dimanche feront tout pour se distinguer sans toutefois vouloir soulever l’humeur du président des États-Unis, Donald Trump.

Habitué de faire connaître le fond de sa pensée sur son compte Twitter à propos des marques et des entreprises, Donald Trump pourrait alimenter encore une fois la controverse durant le Super Bowl.

«Ce sera très intéressant de voir ses réactions, notamment sur la publicité de Budweiser et du parcours de l’un de ses fondateurs qui a immigré de l’Allemagne aux États-Unis», signale le professeur en marketing de l’Université d’Ottawa, Luc Dupont.

Ce dernier croit que la présentation de la publicité de Bud pourrait faire exploser le record du nombre de gazouillis sur Twitter «en faisant jaser comme jamais l’auditoire», notamment à propos de la politique anti-immigration de Trump.

Plusieurs analystes sont d’avis que les nombreuses critiques du président envers l’industrie automobile a eu un impact cette année à la grand-messe des publicitaires. Résultat: seulement 7 grands constructeurs de voitures afficheront leurs marques contre 11 il y a trois ans.

Jamais aussi cher

Luc Dupont soutient qu’il n’a jamais coûté aussi cher pour un commanditaire de s’afficher durant 30 secondes, soit 10 millions $ US.

La facture totale comprend notamment le prix record de 5 millions $ US, imposé par Fox pour 30 secondes, les coûts de production et les frais obligatoires de publicités numériques.

Des coûts exorbitants qui laissent des publicitaires sur leur faim.

«On se demande si le retour sur l’investissement en vaut encore la peine. Car à ce prix, un annonceur peut se payer toute une campagne publicitaire alternative tout en rejoignant davantage de gens», soutient le vice-président exécutif chez Sid Lee, François Lacoursière.

Se faire voir ailleurs

Plusieurs gros annonceurs ont d’ailleurs déserté cette année le Super Bowl pour aller se faire voir ailleurs avant, pendant et après l’événement.

C’est notamment le cas de Doritos qui a décidé après 10 années comme annonceur officiel de réviser sa stratégie commerciale. Outre Doritos, le fabricant de voitures Toyota a aussi opté pour les lignes de côté cette année.

Toyota et Doritos promettent une campagne différente sur plusieurs plates-formes, question de maximiser leur investissement.

La grand-messe du football en chiffres

  • 188 M de téléspectateurs attendus
  • 17 M de gazouillis sur Twitter
  • 14 G$ de dépenses des ménages
  • 31% des gens pensent commander un repas au restaurant
  • 1,3 G d’ailes de poulet seront consommées