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Le cimetière musulman pourrait être situé à Lévis

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Photo d’archives, AFP-POOL, Paul Chiasson Les corps des victimes de l’attentat du 29 janvier n’ont pas pu être inhumés à Québec faute de cimetière musulman. L’imam Hussein Guillet a dit vendredi dernier qu’il était anormal qu’il n’y ait pas de cimetière musulman à Québec.

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Les discussions sont «très avancées» entre le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) et un propriétaire de Lévis en vue d’acquérir un terrain qui deviendrait le premier cimetière musulman de la Capitale-Nationale.

L’information nous a été confirmée par deux sources qui ont requis l’anonymat. Ce cimetière a été promis au cours des derniers jours par le maire Labeaume aux musulmans de la région. Selon nos informations, le zonage actuel permet l’avènement d’un cimetière sur le terrain convoité de la Rive-Sud de Québec.

Offre d’achat déposée avant l’attentat

Une offre d’achat aurait été déposée juste avant l’attentat du 29 janvier à la grande mosquée de Québec. Une Assemblée générale du CCIQ doit bientôt discuter – et possiblement – entériner la transaction. La date de cette rencontre n’a pas encore été décidée, mais elle devrait avoir lieu d’ici la fin février.

Contacté mardi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a fait savoir que la Ville n’a reçu «aucune information» au sujet d’un éventuel cimetière musulman. De façon générale, le maire a rappelé qu’aucun changement de zonage ne serait nécessaire si le terrain est «à usage public et communautaire». Si le zonage est différent, un processus légal de consultations serait enclenché et le conseil municipal serait appelé à trancher en bout de piste.

«Problème d’Acceptabilité sociale»

D’autre part, une autre source de la communauté musulmane nous a assurés qu’il n’a jamais été question que la Ville de Québec finance l’acquisition d’un terrain en vue de l’implantation d’un cimetière. Comme précisé lundi soir par le maire Labeaume, il était clair dans l’esprit des leaders de la communauté musulmane que la municipalité offrirait essentiellement de l’aide sur le plan du zonage et dans les domaines légaux et fiscaux.

«Depuis 10-15 ans, la question du cimetière n’a jamais été un enjeu d’argent, mais de fiscalité et de zonage. Il faut aussi dire qu’il y avait un problème d’acceptabilité sociale et des méfiances. Même dans des endroits reculés où il n’y a aucune activité, des propriétaires reculaient chaque fois qu’ils entendaient parler d’un cimetière pour les musulmans», a ajouté notre contact.

Le CCIQ n’a pas souhaité accorder d’entrevue au sujet du futur cimetière musulman.