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Moreau, Caire et les cahiers à colorier

Échange musclé entre le président du Conseil du trésor et le député caquiste sur le CSPQ

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Les problèmes du CSPQ en ont fait voir de toutes les couleurs aux oppositions mercredi matin au salon bleu, alors que le président du Conseil du trésor Pierre Moreau a infantilisé le député caquiste Éric Caire, lui suggérant de lâcher son «coloriage».

Le caquiste exige l’abolition du Centre des services partagés du Québec (CSPQ) et demandait à M. Moreau s’il était temps de se questionner sur son existence, après avoir énuméré la liste des rapports accablants sur la gestion du centre depuis 2011.

«Le CSPQ n’apprend pas de ses erreurs et patauge dans la médiocrité», s’est écrié M. Caire. Pierre Moreau a répliqué que le président du CSPQ avait reconnu que «tout n’était pas parfait» et que le travail était entamé pour redresser la situation.

Éric Caire a ensuite énuméré la liste des quatre élus qui ont annoncé une réforme du CSPQ depuis sept ans. «Pour être original, le nouveau président du Conseil du trésor nous dit qu’il va réformer le CSPQ», a ironisé le député caquiste.

Photo Simon Clark

«C’est comme si le député (Caire) détenait la formule magique (...) Je ne l’entends pas amener de suggestions», a répliqué M. Moreau. Le caquiste a alors brandi le rapport de 36 suggestions pour améliorer la performance de l’État qu’il avait produit en novembre 2015.

«Il est en train de lever un cahier à colorier encore une fois! Lui, sa solution se retrouve soit dans les cahiers à colorier, soit dans l’abolition de l’organisme (CSPQ)», a balancé Pierre Moreau, attirant des murmures d’un côté, et des éclats de rire de l’autre.

Photo Simon Clark

Éric Caire a déploré se faire «ridiculiser» alors que des «centaines de millions de dollars» sont en jeu.

«Plutôt que de faire de l’enflure verbale, s’il a des solutions magiques dans son cahier à colorier, je suis prêt à les recevoir», a dit M. Moreau, persistant dans la moquerie. «Mais il est faux de penser que la solution simple, c’est l’abolition. Ça, on n’est pas là.»