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Cuba s’intéresse aux énergies vertes produites au Québec

Le gouvernement cubain souhaite prendre le virage vert

La délégation cubaine, qui était de passage à Québec jeudi, a eu la chance de goûter aux joies de l’hiver québécois. Sur la photo, les représentants de Cuba étaient accompagnés de Jean-François Samray, PDG de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable.
Photo Stevens LeBlanc La délégation cubaine, qui était de passage à Québec jeudi, a eu la chance de goûter aux joies de l’hiver québécois. Sur la photo, les représentants de Cuba étaient accompagnés de Jean-François Samray, PDG de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable.

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Le gouvernement cubain veut augmenter de 25 % sa production d’énergie renouvelable d’ici 2030. Le Québec pourrait jouer un rôle de premier plan dans l’atteinte de cet objectif.

Une délégation de huit personnes a participé au colloque de l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable qui se tenait à Québec cette semaine.

Quand on regarde le bilan énergétique du Québec, 48 % des énergies consommées proviennent d’énergie renouvelable. Le Québec se classe au 4e rang à l’échelle mondiale en ce qui a trait à l’apport de l’énergie renouvelable. Pas étonnant dans ce cas qu’il attire l’attention d’autres pays comme Cuba qui désirent accroître leur production dans le domaine.

«Ce qui nous intéresse, c’est l’expérience en matière de développement des énergies vertes et l’ouverture des entreprises et des gouvernements à vouloir établir des partenariats», a déclaré Omar Fernandez Jiménez, secrétaire général de la Chambre de commerce de Cuba.

Combustibles fossiles

Près de 95 % de l’électricité produite à Cuba est faite à partir de combustibles fossiles, principalement du pétrole. D’ici les prochaines années, le portrait pourrait toutefois changer.

Dans sa quête de solutions durables, Cuba a envoyé au Québec le directeur général de l’Union Electrica de Cuba, le sous-ministre de l’Énergie et la directrice générale de la Banque centrale du pays.

Le contexte sociopolitique cubain se prête davantage aux échanges commerciaux depuis l’adoption de la loi protégeant les investissements étrangers.

Multiples rencontres

Cette visite au Québec a donné lieu à plus d’une vingtaine de rencontres. Le virage vert qu’entend prendre Cuba au cours des prochaines années pourrait donc représenter des occasions d’affaires intéressantes pour les entreprises québécoises. «Cuba est à la recherche de développeurs pour construire une cinquantaine de centrales hydroélectriques. Il a également identifié plusieurs sites pour construire des éoliennes», a poursuivi M. Samray.

Parmi les autres solutions envisagées, les autorités cubaines aimeraient mettre en place des infrastructures pour valoriser des résidus des exploitations de cannes à sucre comme source de biomasse.