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Festival contre le racisme: Webster dénonce l'indifférence et l'ignorance

Festival contre le racisme: Webster dénonce l'indifférence et l'ignorance
Image tirée de Facebook Webster

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À l'occasion du premier Festival contre le racisme de Québec, le rappeur Webster, souhaite que le débat qui secoue actuellement la capitale depuis la tuerie de la mosquée ne soit pas un feu de paille rapidement éteint.

«De manière optimiste, faudrait que ça contribue à un changement. De manière pessimiste, les médias, les gens et les politiciens ont la mémoire courte. Il faudrait que l'élan de solidarité de la population se traduise en un effort plus soutenu. Ma crainte est que dans six mois, on passe à autre chose», affirme Webster.

Le festival qui a pris son envol jeudi offre 13 spectacles en trois jours et le rappeur de Limoilou offrira une performance samedi soir à La Source de la Martinière.

L'artiste continue d'ailleurs de dénoncer l'indifférence et l'ignorance.

Des enjeux majeurs

«Ce n'est pas les gens qui subissent du racisme qui vont régler le problème mais toute la population. On me demande toujours d'où je viens et je réponds de Limoilou ! Mon père est arrivé il y a 50 ans pour s'installer à Limoilou. Je ne calcule pas ça comme du racisme mais un manque d'information.»

Selon lui, deux problématiques persistent : l'emploi et le logement.

«J'ai un ami qui voulait louer un appartement mais quand il a dit son nom, le ton a changé. Pourtant, c'est un gars de Val d'Or.»

Du racisme à Québec

Pour le porte-parole du festival, il est également important que la question du racisme ne soit pas balayée rapidement. Nicolas Villamarin s'entend avec Webster pour dire que Québec n'est pas raciste. «Québec n'est pas une ville raciste. Il y a du racisme à Québec. Il faut en parler sérieusement. La ville dans son ensemble n'est pas raciste. Il faut faire attention à nos formulations», précise-t-il.

Ce dernier n'a pas voulu en rajouter sur les radios, préférant plutôt accuser «des groupes d'extrême droite qui surgissent depuis plusieurs années.»

Le festival se veut une réponse politique et culturelle au climat ambiant.

«Trop longtemps nous avons laissé grandir la peur de l'autre», croit Nicolas Villamarin.