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«Je veux lui arracher la tête»

David Lemieux veut faire souffrir Curtis Stevens le 11 mars

séance d’entraînement boxe
photo ben pelosse David Lemieux se prépare pour son combat du 11 mars face à Curtis Stevens, pour lequel il n’a aucune sympathie.

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David Lemieux est comme un animal en cage au gymnase Sherbatov où il se prépare pour son combat du 11 mars contre Curtis Stevens. Le cogneur attend simplement que la première cloche sonne pour mettre sa stratégie à exécution.

Et le protégé d’Eye of the Tiger Management (36-3, 32 K.-O.) n’a pas l’intention de faire dans la dentelle.

«Je vais lui arracher la tête pour lancer un message clair à tous les boxeurs de ma catégorie», a déclaré Lemieux à plusieurs reprises entre deux sauts de corde à danser au représentant du Journal de Montréal.

Le Québécois entretient une haine viscérale à l’endroit de Stevens depuis 2009 où ils avaient mis les gants ensemble lors d’un camp d’entraînement de Jean Pascal en Floride.

«Je me souviens que Jean l’avait invité pour qu’il imite le style d’Adrian Diaconu, a raconté Lemieux. Comme mon partenaire n’était pas encore arrivé au gymnase, Pedro Diaz avait décidé d’organiser une petite séance entre nous.

«On a fait quelques rounds techniques, mais sans plus. À l’époque, je commençais à sortir de ma coquille. S’il croit qu’il affrontera le même Lemieux le 11 mars, il aura une méchante surprise.»

Il n’avait pas été impressionné par ce qu’il avait vu de son prochain adversaire.

«Stevens ne m’avait rien montré de bien extraordinaire, a souligné le Montréalais. C’est un petit boxeur compact, mais il n’y a rien qui va m’inquiéter de sa part.

«Je serai fort du premier au 12e round. Si c’est le cas, il ne restera pas debout.»

Pas de pitié

Pour l’une des rares fois de sa carrière, Lemieux n’a aucune pitié à l’endroit de celui qui montera sur le ring avec lui.

«D’habitude, je ne déteste pas mon opposant, mais lui (Stevens), c’est un bum, a affirmé le protégé de Marc Ramsay. J’ai toujours du respect et du savoir-vivre envers ceux qui ont le courage de m’affronter.

«Toutefois, Stevens n’est pas un humain et mon seul objectif lors de la soirée de notre duel, ce sera de lui faire mal.»

Avec une telle rage à l’endroit de Stevens, il sait que la gestion de ses émotions sera l’une des clés importantes de sa performance.

«Je ne tomberai pas dans le panneau de vouloir le frapper comme une poule pas de tête, a-t-il précisé. On sait à qui on a affaire.»

Un genou en bonne condition

Lors de son dernier combat contre Cristian Fabian Rios, Lemieux n’était pas à son mieux. Il se remettait d’une opération à un genou pratiquée pendant la saison estivale.

Cette embûche est maintenant chose du passé.

«Mon genou était encore sensible lorsque j’ai affronté Rios. Pour cette raison, je n’ai pas pu me préparer comme je voulais. J’étais à 60 % de mes capacités, a affirmé l’athlète de 28 ans. Entre le soir du combat et aujourd’hui, c’est le jour et la nuit.

«Je suis beaucoup plus confortable et c’est de très bon augure pour mon duel contre Stevens.»

Trois titres et un combat contre Canelo à l’enjeu

En Curtis Stevens, David Lemieux est bien conscient qu’il affrontera un adversaire déterminant pour la suite de sa carrière.

Une victoire convaincante pourrait permettre au puissant cogneur d’obtenir un combat majeur à l’automne. Et son rival serait nul autre que le Mexicain Saùl «Canelo» Alvarez.

«Je dois m’occuper de Stevens pour commencer et, après, on va s’occuper de la vraie business, a déclaré Lemieux. Pour être le meilleur du monde, je dois affronter de grosses pointures comme Alvarez. Je suis prêt.»

À 165 livres

Ce n’est pas la première fois que le nom de Lemieux est associé à Alvarez dans la dernière année. Cependant, le Mexicain a toujours fait avorter le projet, car il ne voulait pas se battre à 160 livres.

Or, Alvarez n’aura plus cette excuse, car il se produira à 165 livres au mois de mai alors qu’il affrontera Julio Cesar Chavez fils.

De plus, selon différentes sources, le réseau HBO aurait déjà commencé à mettre de la pression sur le protégé de Golden Boy afin de concrétiser ce combat avant la fin de 2017.

Trois ceintures sur la table

Comme on le sait, Lemieux s’est fait dépouiller de son titre NABO des poids moyens de façon mystérieuse au cours des dernières semaines.

Cependant, le WBO a décidé de se faire pardonner en mettant sa ceinture intercontinentale en jeu lors du duel du 11 mars. Le gagnant a de bonnes chances d’être classé au premier rang des aspirants de cette organisation.

Par la suite, il pourrait être impliqué dans un combat éliminatoire pour devenir aspirant obligatoire dans la prochaine année.

La ceinture WBC continentale des Amériques de Stevens et un titre mineur de l’IBF seront aussi à l’enjeu.