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Tournoi pee-wee de Québec: un pèlerinage à Québec pour la famille Jacques

Les ancêtres du père d’un jeune joueur de Detroit Honeybaked viennent de Charlesbourg

Pendant que Tommy Jacques tente de remporter le Tournoi pee-wee avec Detroit Honeybaked, son père Thomas profite de sa présence à Québec pour en apprendre davantage sur ses racines canadiennes-françaises. De gauche à droite, Olivia, Jennifer, Thomas et Tommy Jacques.
Photo Kevin Dubé Pendant que Tommy Jacques tente de remporter le Tournoi pee-wee avec Detroit Honeybaked, son père Thomas profite de sa présence à Québec pour en apprendre davantage sur ses racines canadiennes-françaises. De gauche à droite, Olivia, Jennifer, Thomas et Tommy Jacques.

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Pour la famille Jacques, la présence de Tommy au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec va bien au-delà du hockey. Thomas, le père de famille, s’est tapé un véritable pèlerinage à travers la grande région afin de retracer les moindres faits et gestes de ses ancêtres, notamment Louis Jacques, le premier du nom à s’être installé en Nouvelle-France.

Thomas Jacques n’avait jamais mis les pieds à Québec avant d’y accompagner son fils, Tommy, au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Natif du Michigan, de deux parents de descendance canadienne-française, Audrey Chouinard et Wilfrid Jacques, il a reçu il y a une quinzaine d’années une véritable bible généalogique de la part d’un cousin, y retrouvant ses ancêtres depuis les premiers arrivants en Nouvelle-France.

Il a ainsi découvert qu’il descendait de Louis Jacques, qui serait débarqué en Nouvelle-France aux alentours de 1685 et qui aurait participé à la construction de plusieurs églises dans la région, notamment la première version de l’église Notre-Dame-des-Victoires située sur la place Royale, dans l’arrondissement historique de Québec.

Tommy Jacques
Photo Didier Debusschère
Tommy Jacques

« C’EST MAGNIFIQUE »

Passionnés et intrigués par l’histoire de la famille, Thomas Jacques, sa conjointe Jennifer et leurs deux enfants, Tommy et Olivia, ont donc tenté de retracer l’héritage laissé par leurs ancêtres, cette semaine. Après une visite à place Royale et à Sainte-Anne-de-Beaupré, ils ont fait un arrêt à Charlesbourg, jeudi, afin d’y visiter l’église Saint-Charles-Borromée, construite non loin d’une autre église, bâtie en 1695 et détruite en 1835, et dont ses ancêtres auraient participé à la construction.

«C’est magnifique, s’est exclamé Thomas Jacques lors d’une rencontre avec Le Journal, jeudi, lui qui regrette d’ailleurs que ses parents ne lui aient pas appris le français dans sa jeunesse malgré leur contrôle parfait de la langue de Molière. Nous sommes catholiques, donc c’est très intéressant pour nous de marcher sur les traces de nos ancêtres.»

L’intérêt pour la culture «canadienne-française» ne s’arrête pas simplement à la visite d’églises et à la recherche d’informations sur les activités de ses ancêtres. M. Jacques entend faire une demande de citoyenneté canadienne sous peu, et la famille fera de même pour le fils de la famille, Tommy, qui apprend en ce moment le français à l’école.

UN PEU DE HOCKEY

D’ailleurs, quand on vous disait, au début de ce texte, que le voyage à Québec allait au-delà du hockey pour la famille Jacques, c’était peut-être exagéré.

En feuilletant la liste des ancêtres directs de la famille avec le représentant du Journal, hier, Thomas Jacques a eu une réaction digne des plus grands fans du sport national canadien, en faisant remarquer qu’au fil des ans, ses ancêtres avaient été mariés à des femmes du nom de Seguin, Turcotte et Messier.

«Des noms de hockey!» s’est-il exclamé.

La légende urbaine veut que Marcelline Messier, mariée à l’un des descendants de la lignée, soit également l’ancêtre de Mark Messier.

Mais ça, ça reste à confirmer.

Les Filles, tout feu, tout flammes

Équipe Québec féminin a inscrit plus de buts lors de son match d’hier face aux Flames de Calgary Nord-Ouest qu’elle n’en avait inscrit dans tout le tournoi l’an dernier. Convaincantes du début à la fin, les Filles ont réussi à poursuivre leur périple à l’Arpidrome grâce à une victoire de 3-0.

Laurie Normand, Juliette Leroux et Laurence Gervais ont marqué pour la formation notamment dirigée par Caroline Ouellette. Annabelle Scott a quant à elle récolté le jeu blanc.

«Les filles commencent à se taquiner entre elles et on voit une belle chimie qui s’installe, a d’ailleurs remarqué l’entraîneuse après le match. Hier, on a eu un bon entraînement sur glace de presque 90 minutes et l’énergie était super belle et ç’a continué aujourd’hui. C’est important de jouer avec cette confiance-là. Le premier match, on a eu des moments forts, mais aussi des moments où on était un peu sur les talons. Le message était de continuer de s’affirmer et que, si on perd, ce n’est pas parce qu’on n’aura pas foncé.»

Seule joueuse de retour de l’an dernier, la capitaine Noémie Rivest se réjouissait également de ce premier triomphe de l’équipe cette année.

«Les gars disent toujours qu’ils sont meilleurs que les filles. C’est le fun de leur montrer qu’on peut les battre.»

Équipe Québec féminin reprendra l’action cet après-midi, 15 h, face au Collège Français de Longueuil.

Terminé pour les Nordiques

Les petits Nordiques ont été éliminé du tournoi pee-wee hier en s’inclinant 2-1 contre les 99ers 
de Brantford.
Photo Jean-François Desgagnés
Les petits Nordiques ont été éliminé du tournoi pee-wee hier en s’inclinant 2-1 contre les 99ers de Brantford.

En soirée, les petits Nordiques de Québec ont subi l’élimination en s’inclinant au compte de 2-1 face aux 99ers de Brantford.

Les favoris locaux avaient ouvert la marque en première période grâce à Xavier Labbé, mais les 99ers ont répliqué avec deux filets rapides en début de deuxième période, l’un provenant du bâton de Brandon Balazs qui inscrivait ainsi son 8e but du tournoi, à son troisième match.

Les petits Fleurdelisés ont bien cru marquer en toute fin de troisième, mais l’officiel a jugé que la rondelle n’avait pas franchi la ligne des buts.