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L'auteur allégué de l'attentat de la mosquée n’écoutait pas les radios de Québec

Alexandre Bissonnette était influencé par les médias alternatifs de l’extrême droite américaine et il n’écoutait pas la radio de Québec.
Photo d’archives, mélissa paradis Alexandre Bissonnette était influencé par les médias alternatifs de l’extrême droite américaine et il n’écoutait pas la radio de Québec.

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Alexandre Bissonnette «n’écoutait pas la radio de Québec», selon un très bon ami qui affirme qu’il s’abreuvait de médias américains de droite.

Brisant le silence deux semaines après l’attentat de la mosquée de Québec, «un très bon ami» de l’auteur allégué de la tuerie affirme qu’Alexandre Bissonnette était influencé par les médias alternatifs de l’extrême droite américaine et qu’il n’écoutait pas la radio de Québec.

«Les radios de Québec, il n’écoutait pas ça à ma connaissance, il n’écoutait pas CHOI ou le FM 93», affirme cet ami, dont Le Journal a accepté de préserver l’anonymat parce qu’il craignait des représailles.

Nous avons pu confirmer l'identité de notre interlocuteur à de multiples reprises, depuis la tragédie survenue à Québec, en établissant plusieurs contacts avec lui. Des faits portés à notre connaissance nous ont aussi permis d'établir sa crédibilité.

Il idolâtrait Trump

Ce dernier connaît Bissonnette depuis de nombreuses années. «Trump, il l’idolâtrait», ajoute cet ami qui a eu de nombreuses discussions politiques avec Bissonnette, durant lesquelles il n’était pas d’accord avec celui-ci.

«Il s’opposait à l’immigration massive, il allait trop loin, mais il ne connaissait rien à l’islam. (...). Il ne savait pas de quoi il parlait, il faisait des amalgames», raconte cet ami qui affirme du même souffle que Bissonnette avait des contacts avec des gens de la communauté musulmane, notamment au club d’échecs.

Un « monstre »

Le jeune homme qui côtoyait Bissonnette parfois trois fois par semaine quelques jours seulement avant l’attentat assure qu’il n’a pas d’explication pour le geste de son ami. «Je suis obsédé à comprendre son geste.»

«Il n’y a peut-être rien à comprendre à ça. Je me rends compte que je ne le connaissais pas.»

Troublé depuis deux semaines, cet ami s’explique mal les motivations de Bissonnette, un jeune homme «pas violent» et «banal».

«Je ne pensais pas que c’était un monstre», ajoute-t-il. «C’est une bulle qui a pété dans son cerveau. La folie peut émaner de n’importe où. Je trouve ça dégoûtant, ça atteint le sommet de la bêtise humaine», termine-t-il.