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Dures épreuves pour une famille victime d’un chauffard ivre

Hugues Brillant a été gravement blessé dans un accident causé par un chauffard ivre dans le Bas-Saint-Laurent.
Photo Stéphanie Gendron. Hugues Brillant a été gravement blessé dans un accident causé par un chauffard ivre dans le Bas-Saint-Laurent.

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RIVIÈRE-DU-LOUP | Aux yeux du jeune Charles-Antoine Brillant, 7 ans, le chauffeur en état d’ébriété qui a causé de graves blessures à ses parents est le méchant de ses histoires de superhéros.

Après l’accident, il a longtemps craint que Lorne Tardif, qui a foncé sur la voiture qu’il occupait le 27 mars 2016 sur la route 185 dans le Bas-Saint-Laurent, vienne le tuer chez lui.

C’est ce que son père, Hugues Brillant, un technicien en structures de Lac-Beauport, est venu raconter lors des représentations sur sentence de Lorne Tardif au palais de justice de Rivière-du-Loup vendredi matin.

Les plaidoiries des avocates auront lieu le 6 mars.

Le soir de Pâques 2016, M. Brillant, sa conjointe et leurs deux enfants, alors âgés de 6 et 10 ans, ont croisé la route de Lorne Tardif, 31 ans, qui conduisait avec les capacités affaiblies par l’alcool.

Blessures graves

«Après l’impact, pour moi, c’est un black-out de 3 ou 4 jours. Je me suis réveillé à l’Enfants-Jésus à Québec», a raconté la victime.

Lorne Tardif a plaidé coupable en septembre dernier aux accusations de conduites avec les facultés affaiblies causant des lésions. Il est emprisonné depuis, en attente de sa peine.
Photo Facebook
Lorne Tardif a plaidé coupable en septembre dernier aux accusations de conduites avec les facultés affaiblies causant des lésions. Il est emprisonné depuis, en attente de sa peine.

Lorne Tardif a plaidé coupable en septembre à des accusations de conduite avec capacités affaiblies causant des lésions.

À la suite de l’accident, M. Brillant a eu le genou ­gauche disloqué et fracturé, son épaule et son diaphragme déchirés, son estomac a été déplacé et sa rate saignait. Sa conjointe Isabelle Genest, urgentologue au CHUL, a subi une fracture partielle à une vertèbre cervicale et a eu des côtes fracturées.

Réadaptation

«Les mois qui ont suivi ont été un bel apprentissage de patience. Je me sentais comme une batterie de cellulaire toujours déchargée. Je pouvais comparer la grosseur de ma cuisse à celle de ma fille de 10 ans», a raconté celui qui faisait beaucoup de sport avant l’accident.

L’accident du 27 mars était d’une rare violence. La famille de Lac-Beauport s’estime heureuse d’être encore en vie.
Photo CIMT
L’accident du 27 mars était d’une rare violence. La famille de Lac-Beauport s’estime heureuse d’être encore en vie.

Durant sa réadaptation qui s’est prolongée jusqu’en juillet, il a été opéré plusieurs fois en raison de différentes complications.

Les enfants du couple n’ont pas été blessés gravement dans l’accident, mais ils ont assisté à des scènes atroces. S’ils entendent une sirène, ils cherchent à tout coup s’il y a eu un accident. «On se met dans la peau d’un enfant de six ans, il y a le superhéros et le méchant et nous, on a croisé un méchant», a dit le père de famille.