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«Je renais en cuisine»

«Je renais en cuisine»
Photo Pierre-Paul Poulin

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Allons directement au but. India Desjardins est une foodie, une vraie de vraie. Elle dévore littéralement toutes les infos sur les restos, les recettes, les produits, découpe­­ les articles dans les magazines­­, navigue sur le web à la recherche de la perle rare, inscrit­­ dans sa recherche trois ingrédients­­ de son réfrigérateur afin de trouver des idées de recettes­­... Bref, India aime faire à manger et elle renaît dans sa cuisine. Son nouveau roman La mort d’une princesse vient d’être publié aux Éditions de l’Homme. Ode à la maturité de la vie, la sienne, un peu, et à sa passion pour la cuisine­­... Un peu, beaucoup, passionnément­­.

Questionnaire gourmand

Présente-nous ton accessoire de cuisine fétiche et pourquoi l’avoir choisi.

Mon four est une bénédiction. Lorsque nous avons établi nos pénates ici, dans la cuisine, il n’y avait qu’un tout petit four. Un truc mini, qui ne servait à rien en fait, puisque tu ne pouvais rien mettre dedans. Bref, j’ai fait les aménagements qui s’imposaient et mon nouveau four est arrivé. Je fais tout avec, c’est tellement pratique.

As-tu d’autres accessoires qui facilitent ta vie dans la cuisine?

«La soupière de ma grand-maman. 
Elle trône dans ma cuisine 
comme un trophée.»
Photo Pierre-Paul Poulin
«La soupière de ma grand-maman. Elle trône dans ma cuisine comme un trophée.»

Le robot Vitamix. Ça aussi, je ne peux plus m’en passer, les textures de rêve pour les soupes et les smoothies, par exemple, c’est fou. Cela donne une sensation­­ de douceur en bouche incroyable­­, incontournable. Aussi, la soupière­­ de ma grand-maman. Elle trône­­ dans ma cuisine comme un trophée­­, ce sont de beaux souvenirs pour moi que cette belle soupière. J’aurais­­ bien aimé garder autre chose de sa vaisselle, car je sais que je m’en servirais tout le temps.

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi?

Je prends le plus d’avance possible, dans l’après-midi précédant le repas, afin que je puisse passer le plus de temps avec mes invités et amis. Aussi, avec le temps, nous avons tous convenu que la simplicité doit être à l’ordre du jour. Ce n’est pas le moment pour se donner du stress inutilement. Le bonheur­­ c’est d’être ensemble. Partager­­, rire, raconter, recevoir, ce n’est pas une compétition. Je laisse cela aux professionnels. Je ne veux pas mourir de peur dans ma cuisine, je veux renaître. (rires)

Essaies-tu les recettes avant de les servir à tes invités?

Si j’ai choisi une recette plus élaborée, oui, je peux faire des essais. J’adore improviser­­ aussi sur des recettes de livres ou de magazines que je déniche et qui me plaisent. J’aime aussi refaire à la maison un plat que j’ai dégusté au restaurant. Ça me stimule d’essayer de retrouver les saveurs, les textures, les cuissons justes. Bref, il m’arrive de rater­­ aussi.

Raconte-nous la réalisation culinaire dont tu es la plus fière.

Je suis une inconditionnelle des soupes. Avec mon Vitamix, par exemple, pas besoin d’ajouter de la crème­­ pour avoir une texture douce. C’est d’ailleurs ce qui fait que tout le monde adore mes soupes, car la texture est très soyeuse. C’est un chef aussi qui m’avait expliqué comment faire suer les légumes avant de mettre le liquide, le bouillon, cela donne beaucoup de saveur­­.

Dis-nous que tu rates les choses à l’occasion et qu’il t’est déjà arrivé de servir un plat complètement raté...

Je pars parfois dans des réalisations un peu aléatoires, en me disant: ah tiens, je vais essayer ça, mais avec d’autres produits. Il faut dire que je suis audacieuse, j’aime les contrastes, par exemple, entre le salé et le sucré. Parfois­­, ce n’est vraiment pas bon, mais au moins j’essaie. C’est aussi la raison pour laquelle c’est mon chum, avec son esprit scientifique, qui fait les desserts. Moi, je ne pèse rien alors je ne prends pas de chance. (rires).

Quelle est ta meilleure expérience culinaire à vie?

«Je renais en cuisine»
Photo Fotolia

Mon voyage en Grèce, à Santorin. Mon Dieu, je ne m’imaginais pas que cette cuisine était si simple, délicate et savoureuse­­. On est loin de ce que l’on nous propose parfois, ici, dans ce registre: poisson grillé et salade gros­sière. Là-bas, ce n’est même pas toujours des produits marins. Je me souviens entre autres d’un petit mijoté de veau qui fondait littéralement en bouche. Tellement savoureux, délicat, une explosion de saveurs. Un jour, j’ai même mangé le meilleur spaghetti de ma vie, j’en avais les larmes aux yeux. À chaque bouchée, je faisais «Wow!». Ce n’est pas possible tellement c’était bon. Bref, je veux y retourner.

Ça sentait quoi chez toi, dans la cuisine, lorsque tu étais petite?

Ça sentait la soupe surtout. Ce n’est pas pour rien que j’aime tant en faire. Ça sentait aussi les bons mijotés et les bons bouillis de mes tantes et grands-mères.

As-tu un rêve culinaire? Par exemple, un resto où tu souhaites aller, un projet culinaire, un vin rare à déguster... ?

J’accepte l’idée que pour vivre une expérience­­ remarquable au restaurant, il faut que tu payes le prix. Nous avons été au Danemark à Copenhague, au fameux­­ Noma du chef René Redzepi. Mais franchement, lorsque nous avons vu les prix, nous avons fait l’impasse. Donc, un jour peut-être, mais pour l’instant, ce n’est pas dans mes moyens.

Son carnet d’adresses

Resto préféré?

«Je renais en cuisine»
Photo Chantal Poirier

Je suis carrément amoureuse du restaurant Bouillon Bilk, à Montréal. Pour moi, tout est parfait dans ce restaurant. La cuisine est divine, le service impeccable, comme l’accueil, et la carte des vins est belle aussi.

Resto préféré pour sortir en tête-à-tête?

En haut de ma liste, pour un tête-à-tête ou pour un événement spécial, il y a Europea, à Montréal­­. Parfait en tout point, c’est une expérience à chaque fois.

Resto préféré pour tes sorties de chums de filles ou en groupe?

Le restaurant le Quartier Général, à Montréal, c’est formidable. Le midi, le menu est incroyable, les prix sont doux, la qualité, le service, et encore là, l’accueil, aussi. Wow, j’adore!

Boutique gourmande préférée?

Le Boucanier par Atkins et frères, à Montréal, un endroit adorable. Les poissons fumés sont vraiment excellents. Les gens qui nous servent sont comme des copains de longue date, les petits plats cuisinés sont aussi très bons. C’est une belle adresse à recommander.

Resto préféré hors Québec?

Un restaurant à Florence. Un petit resto sorti du parcours habituel des touristes, un truc simple, maison, comme reçu par la famille. Le patron qui te fait attendre avec son vin maison... Le bonheur!

Produits culinaires chouchous?

«Je renais en cuisine»
Photo Fotolia

Je ne peux pas me passer de l’huile d’olive. Nous en avons rapporté de Grèce et je regrette juste de ne pas en avoir rapporté plus.

Recette fétiche?

Ma soupe à la courge butternut et ma crème de panais avec un peu de sirop d’érable. J’aime les faire et les manger.

Gourmandise coupable?

«Je renais en cuisine»
Photo Fotolia

Le chocolat noir. Oh là là, c’est juste trop bon!

Ce que tu ne peux pas manger ou que tu détestes?

Je n’aime pas vraiment les abats. Je n’ai sûrement pas eu l’occasion d’en manger de très bons.

Style de cuisine préférée?

Lorsque j’ai rencontré mon amoureux, il pensait que j’étais végétarienne. C’est vrai que ma cuisine et ma consommation végétale sont bien plus importantes que celles animales. En fait, j’aime découvrir de nouvelles saveurs et textures­­, les légumes et les légumineuses, entre autres, sont des sources incroyables de solutions culinaires, je ne m’en lasse pas. Mais pour un morceau de viande ou de poisson, élevé ou péché de façon responsable et raisonnable, je dis oui aussi.

Livre de recettes préféré?

«Je renais en cuisine»
Photo courtoisie

J’aime bien le livre Cuisine futée, c’est simple et pratique.

Fromage préféré?

J’aime les fromages frais, le yogourt grec et le halloumi... Un fromage à griller ou à poêler, c’est polyvalent et pratique.