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L'ex-chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, coupable de fraude

Éric Gros-Louis
Photo d'archives Éric Gros-Louis

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Éric Gros-Louis a été trouvé coupable, vendredi, des trois chefs d’accusations de fraude qui pesaient contre lui. Le juge Pierre Rousseau a même affirmé qu’il n’y avait «aucun doute raisonnable dans son esprit».

Ces paroles ont eu l’effet d’une douche froide sur l’ancien chef de police et les membres de sa famille qui s’étaient déplacés pour le soutenir. Pour le président du tribunal qui a entendu le procès en octobre 2016, il est clair que «les manœuvres dolosives» faites par l’accusé «sont nombreuses et répétitives».

Il ajoute aussi que comme il a lui-même instauré, en 2010, la politique «Utilisation et contrôles des informateurs», M. Gros-Louis ne pouvait «ignorer ces règles».

Pour le juge, non seulement M. Gros-Louis «ne les a pas respectées, mais il y a contrevenu à maintes reprises, pour ne pas dire toujours et de façon continue».

Rappelons qu’en 2012, Éric Gros-Louis avait remis trois reçus équivalant à la somme de 7000 $ pour un «informateur» qui, selon la preuve, n’était pas «fiché» comme les directives du corps de police le prévoient.

Au surplus, les trois reçus portaient la signature contrefaite d’un policier de Wendake qui, dans le cadre du procès, avait expliqué avoir reçu, «aux fêtes de 2012-2013», un appel «du directeur par intérim du service de police» qui lui avait mentionné que M. Gros-Louis voulait le rencontrer dans son garage, «mais seul».

Lors de cette rencontre, l’accusé a mentionné, en parlant des reçus: «On va dire que tu le sais, que je t’avais appelé. On va dire que tu étais au courant», a rappelé le président du tribunal.

Bien que l’accusé n’ait pas témoigné à son procès, le magistrat a cru bon rappeler que «la situation financière de l’accusé, en 2012, était pour le moins précaire» et que l’on retrouve dans le journal des opérations bancaires de l’accusé «pas moins de quatorze mentions “frais pour des chèques sans provision”, dont huit pour la seule période comprise entre le 16 avril et le 27 avril 2012», période cruciale, pour le juge, qui a rappelé que les trois fraudes commises l’ont été en avril et mai de cette année.

Éric Gros-Louis reviendra en cour le 10 avril prochain pour les représentations sur la peine.