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Plusieurs écoles en mauvais état à Québec

À la CS de la Capitale, 80 % des écoles sont vétustes

L’école primaire Saint-Malo, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, a été bâtie en 1902. C’est la plus vieille école de la Commission scolaire de la Capitale.
Photo Jean-François Desgagnés L’école primaire Saint-Malo, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, a été bâtie en 1902. C’est la plus vieille école de la Commission scolaire de la Capitale.

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À la Commission scolaire de la Capitale, 80 % des écoles sont en «mauvais» ou «très mauvais» état, selon une compilation du ministère de l’Éducation, qui lui attribue la cote «E» à ce chapitre.

Ce portrait date toutefois du printemps 2016, alors que des travaux ont été réalisés au cours de l’été dernier.

L’indice de vétusté, attribué pour chaque école, s’est donc légèrement amélioré au cours de la dernière année, explique Éric Fortin, directeur des ressources matérielles à la Commission scolaire de la Capitale.

Malgré ces travaux, certains établissements affichent encore aujourd’hui un «indice de vétusté» élevé, comme l’école primaire Saint-Malo, la plus vieille école de la Commission scolaire, ou encore l’école secondaire Joseph-François-Perrault.

Argent frais

Au cours de la prochaine année, de l’argent frais provenant de Québec permettra d’effectuer des travaux d’entretien et de réfection de 33 millions $, ajoute M. Fortin. «C’est considérable et très bien accueilli comme investissement», lance-t-il.

La valeur de remplacement des immeubles de la Commission scolaire de la Capitale est évaluée au total à un peu plus d’un milliard $, ce qui comprend des travaux de remplacement de fenêtres, de toitures et de systèmes de chauffage, par exemple.

Mieux ailleurs

Dans les autres commissions scolaires de la région de Québec, l’état des bâtiments est toutefois jugé moins critique. Les Découvreurs et les Premières-Seigneuries récoltent la mention «B», alors que sur la Rive-Sud de Québec, la Commission scolaire des Navigateurs se voit même accorder un «A» pour l’état de ses écoles, selon le document gouvernemental.

Sa porte-parole, Louise Boisvert, explique qu’une nouvelle approche a été mise en place il y a cinq ans par une équipe aux ressources matérielles, ce qui a permis de suivre de plus près l’état des bâtiments et les travaux à effectuer.

De son côté, Éric Fortin précise que les données disponibles au ministère de l’Éducation ont été transmises par les commissions scolaires elles-mêmes et que ce processus n’est pas nécessairement uniformisé d’une organisation à l’autre.

«Peut-être qu’on n’a pas la même façon de rentrer les données, lance-t-il. De notre côté, on y travaille de façon très professionnelle.»

L’âge moyen des écoles de la Commission scolaire de la Capitale est de 52 ans, ce qui est comparable à la moyenne provinciale, selon M. Fortin.