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Anacolor: les résidents de Cap-Rouge veulent un recours collectif

Anacolor dans le secteur Cap-Rouge.
Photo d'archives Anacolor dans le secteur Cap-Rouge.

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Une demande d’autorisation pour intenter un recours collectif contre l’entreprise de peinture industrielle Anacolor de Cap-Rouge a été déposée, jeudi, en Cour supérieure.

Dans sa demande, la porte-parole du regroupement mentionne que «les locaux de l’entreprise sont situés dans un secteur principalement résidentiel et commercial du Vieux Cap-Rouge» et que ce secteur, qui se trouve au creux d’une vallée, «encaissée entre deux plateaux, est propice à la stagnation de l’air à cause d’un effet de cuvette».

L’usine de la défenderesse est également «située à moins de 500 m de l’école primaire Marguerite-d’Youville qui accueille environ 280 enfants et à environ 600 mètres du CPE Polichinelle qui peut accueillir une cinquantaine d’enfants».

Au surplus, la demanderesse mentionne qu’au fil des ans, le secteur est devenu un endroit récréotouristique important avec l’ouverture, entre autres, «de restaurants, d’une chocolaterie et de plusieurs petits commerces».

65 plaintes en 2015

Si, en 2012, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques a reçu deux plaintes, ce nombre a bondi à 65 en 2015 en raison «d’émission de fumée et de fortes odeurs en provenance du site Anacolor», est-il mentionné dans la demande.

Des données prises dans un rapport de la Direction de santé publique font également état que l’exposition «à des odeurs de solvants, de teinture et de peinture entraîne des symptômes tels que: sensation d’étouffement, de manque d’air, d’étourdissements et de maux de tête», mais qu’ils peuvent aussi avoir des «effets nocifs à long terme sur la santé des plaignants et de leurs enfants».

La demande d’autorisation réclame une compensation pouvant atteindre 14 000 $ par citoyen incommodé, selon la zone où il réside.