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Grève à l'Université Laval: injonction provisoire rejetée

Manif Université Laval
Photo d'archives Pierre-Olivier Fortin

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Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval (SEUL) n'a pas réussi à obtenir une injonction provisoire pour faire cesser le recours à des briseurs de grève.

La demande déposée le 2 mars 2017 a été rejetée ce vendredi devant le Tribunal administratif du travail.

Le SEUL prétend que la direction de l'Université emploie des travailleurs illégaux depuis le début du conflit, notamment au Pavillon de l'éducation physique et des sports de l'Université Laval (PEPS).

L’Université a répliqué en affirmant qu'elle ne contrevient pas au Code du travail. Le juge avait pris la cause en délibéré et une décision écrite a été rendue.

Le juge a rejeté la requête du syndicat, en invitant les parties à débattre de la question sur le fond.

«Il n'appartient donc pas au Tribunal à ce stade de se prononcer sur le fond du litige ou encore d'apprécier le mérite des prétentions respectives de parties. L'apparence de droit n'est pas suffisante pour justifier une ordonnance de sauvegarde provisoire. Ce n'est pas le rôle du Tribunal, à ce stade-ci, d'interpréter une accréditation comportant une ambiguïté», peut-on lire dans le document de neuf pages.

Les parties devront se revoir en cour pour une ordonnance de sauvegarde permanente. La date reste à déterminer.

Les 1900 employés de soutien de l’Université Laval sont en grève de manière continue depuis le 21 février dernier. Les étudiants seront de retour le lundi 13 mars après une semaine de lecture mais les travailleurs poursuivent le débrayage jusqu'au 19 mars. Les cours sont maintenus.