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Le Cirque en mode stéréo

Le spectacle Sep7imo Dia était présenté en première mondiale hier à Buenos Aires

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BUENOS AIRES, ARGENTINE | Le rock argentin est à l’honneur dans le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, Sep7imo Dia, dont la première mondiale avait lieu hier, à Buenos Aires. Avec plusieurs numéros présentés à travers la foule, cette production inspirée du groupe culte Soda Stereo se veut beaucoup plus immersive que celles sur les Beatles et Michael Jackson à Las Vegas.

On avait l’impression de se rendre à un concert rock, hier au Luna Park de Buenos Aires. Aux abords du stade, sur l’avenue Corrientes, des vendeurs ambulants proposaient des t-shirts et affiches de Soda Stereo. En Amérique latine, ce groupe né dans les années 1980 est aussi populaire, sinon plus, que les Beatles ou les Rolling Stones.

Déjà deux heures avant la représentation, des centaines de spectateurs faisaient la file devant les diverses portes d’entrée. Ils tenaient à être le plus près de la scène possible. Pourquoi? Pour la première fois de son histoire, le Cirque présente un spectacle avec une configuration debout, en admission générale, sur le parterre. Les irréductibles de Soda Stereo – et ils sont nombreux – peuvent ainsi danser comme bon leur semble.

Michel Laprise, le metteur en scène de Sep7imo Dia – No Descansaré (le septième jour – je ne me reposerai pas) a décidé d’exploiter encore plus le lien entre la foule et Soda Stereo. Dans le spectacle, pas moins de sept numéros se déroulent à travers le public. Les spectateurs se déplacent ainsi très souvent, mais se dépêchent de revenir à leur position initiale une fois le numéro terminé.

Rock et new wave

Tout comme l’étaient Beatles LOVE et Michael Jackson ONE, Sep7imo Dia laisse toute la place à la musique de Soda Stereo, qui varie entre le rock et le new wave, en touchant même au ska et au grunge. Le numéro final, sur l’entraînante chanson De música ligera vaut à lui seul le coût d’entrée.

Qu’en est-il des acrobaties? Certaines sont à couper le souffle. D’abord, on doit saluer la performance des Québécois, Hugo Desmarais et Sabrina Aganier, qui ont offert un superbe numéro de «revolver aérien». La Mexicaine Zendra Tabasco, qui était suspendue par les cheveux (!), et l’Américain Noah Nielsen, avec une prestation époustouflante de diabolos, se sont avérés les plus remarquables.

Sep7imo Dia s’adresse d’abord et avant tout aux amateurs de Soda Stereo. Mais si jamais vous vous trouvez dans une ville d’Amérique latine en même temps que le Cirque du Soleil, ne boudez pas votre plaisir. Vous deviendrez peut-être vous aussi un nouveau fan du groupe argentin.


♦ Les frais de transport et d’hébergement ont été payés par le Cirque du Soleil.