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1967 - La monarchie chez nous

La reine Élisabeth II
Photo d'archives La reine Élisabeth II

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Le tout premier Journal de Québec, le 6 mars 1967, publiait à la une la nouvelle de la mort du gouverneur général Georges Vanier (1888-1967), qui occupait ce poste depuis 1959 et qui fut le premier Canadien d’expression française à y être nommé.

Le général Vanier s’était particulièrement distingué pendant la Première Guerre mondiale, avant de représenter le Canada en France en tant que ministre pendant la Seconde Guerre mondiale, puis il fut ambassadeur dans ce pays jusqu’en 1953.

Comme gouverneur général du Canada, en pleine révolution tranquille, il se fit l’ardent défenseur du bilinguisme et de la coexistence entre les deux peuples fondateurs.

Monarchie malmenée

Au cours des années qui ont suivi, les représentants de la royauté, qu’il s’agisse du gouverneur général du Canada ou des lieutenants-gouverneurs du Québec, ont souvent été au centre de polémiques entre abolitionnistes et monarchistes.

Dès septembre 1967, Le Journal de Québec rapportait qu’un ancien ministre des Postes et député libéral de Matapédia-Matane, René Tremblay, suggérait que le Canada devait se débarrasser du gouverneur général et devenir une République.

Et il n’y a pas que sur le plan idéologique que les représentants de la reine ont fait les manchettes. Le Journal de Québec rapportait en 1996 le cas du comédien Jean-Louis Roux, nommé lieutenant-gouverneur du Québec par le gouvernement Harper en août 1996 et qui dut démissionner deux mois plus tard en raison de son passé. Jeune nationaliste convaincu, il portait en 1940 une croix gammée sur son sarrau de laboratoire et avait participé à une émeute au cours de laquelle des commerces appartenant à des propriétaires d’origine juive avaient été saccagés.

Autre cas difficile pour les défenseurs de la monarchie, celui de Lise Thibault, qui a succédé à Jean-Louis Roux. Elle devint ainsi la première femme à occuper ce poste. Pointée du doigt pour ses dépenses excessives en 2007, à la suite d’une enquête du Journal de Québec, elle a été accusée de fraude, et après des démêlés judiciaires étendus sur près de 10 ans, elle a finalement été condamnée à 18 mois de prison et à rembourser quelque 300 000 $ en février 2016.

1996 ET 2014 - Deux lieutenants-gouverneurs du Québec ont fait les manchettes pour de mauvaises raisons. Jean-Louis Roux a dû démissionner en raison de révélations sur son comportement antisémite dans sa jeunesse. Après sept ans de procédures, Lise Thibault fut finalement reconnue coupable de fraude à la suite d’une enquête amorcée en 2007 par Le Journal
1996 ET 2014 - Deux lieutenants-gouverneurs du Québec ont fait les manchettes pour de mauvaises raisons. Jean-Louis Roux a dû démissionner en raison de révélations sur son comportement antisémite dans sa jeunesse. Après sept ans de procédures, Lise Thibault fut finalement reconnue coupable de fraude à la suite d’une enquête amorcée en 2007 par Le Journal

Visites de la famille royale à Québec en 50 ans

1987 - La reine Élisabeth II lors de sa deuxième et dernière visite à Québec. On la voit ici aux côtés de la mairesse de Sainte-Foy Andrée P. Boucher (chapeau blanc) et du maire de Québec de l’époque, Jean Pelletier à la droite de la souveraine
Photo d'archives
1987 - La reine Élisabeth II lors de sa deuxième et dernière visite à Québec. On la voit ici aux côtés de la mairesse de Sainte-Foy Andrée P. Boucher (chapeau blanc) et du maire de Québec de l’époque, Jean Pelletier à la droite de la souveraine
1989 - Lors d’un rare passage de membres de la famille royale à Québec, le prince Andrew et son épouse Sarah Ferguson ont été à moitié hués et à moitié applaudis, lors du spectacle de clôture et de la remise des prix au Festival d’été de Québec.
Photo d'archives
1989 - Lors d’un rare passage de membres de la famille royale à Québec, le prince Andrew et son épouse Sarah Ferguson ont été à moitié hués et à moitié applaudis, lors du spectacle de clôture et de la remise des prix au Festival d’été de Québec.
2011 - Selon plusieurs sondages effectués au cours des dernières années, environ 60 % des Québécois se fichent «royalement» de la monarchie. Ils ont néanmoins accueilli poliment le prince William et sa nouvelle épouse Kate Middleton lors de leur passage à Québec.
Photo d'archives Annie T Roussel
2011 - Selon plusieurs sondages effectués au cours des dernières années, environ 60 % des Québécois se fichent «royalement» de la monarchie. Ils ont néanmoins accueilli poliment le prince William et sa nouvelle épouse Kate Middleton lors de leur passage à Québec.