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«Je veux arrêter au sommet»

Alex Harvey évoque la retraite en 2019, même s’il n’aura que 30 ans

Après les Coupes du monde en décembre 2012 et en mars 2016 (photo), Alex Harvey se produira à Québec pour la dernière fois de sa carrière en fin de semaine prochaine, avant sa retrai­te prévue en 2019.
Photo d’archives Annie T. Roussel Après les Coupes du monde en décembre 2012 et en mars 2016 (photo), Alex Harvey se produira à Québec pour la dernière fois de sa carrière en fin de semaine prochaine, avant sa retrai­te prévue en 2019.

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Même si une Coupe du monde de ski de fond doit revenir à Québec en décembre 2019, il sera trop tard pour revoir Alex Harvey en action sur les plaines. «Fort probable­ment que je ne serai pas là», annonce-t-il.

À la veille du début des activités des finales de la saison sur son propre territoire, la retraite se précise de plus en plus dans l’esprit du champion du monde. Après les Jeux olympiques de 2018, Harvey prévoit s’investir dans une saison supplémentaire avant de s’en aller pour de bon. Au printemps de 2019, il aura alors 30 ans et la conviction d’arrêter au bon moment.

«Si je gagnais une médaille ou deux aux Jeux, et même s’il s’agissait d’une médaille d’or, à un moment donné, tu as fait tout ce que tu avais à faire...», nous avait confié le skieur québécois durant les mondiaux en Finlande, en abordant le sujet de la retraite aussi ouvertement pour la première fois.

«Je ne veux pas continuer à 95 % de mes capacités. Je n’ai pas envie d’être dans une pente décroissante. Je veux arrêter au sommet de mon art. Tant que je considère que je suis au sommet ou que je peux encore m’améliorer, c’est sûr que je veux continuer. Ensuite, je ne veux pas», disait-il.

Manque d’enjeux

Une conversation avec lui depuis Oslo, jeudi dernier, a permis de valider une fois de plus sa réflexion sur l’issue de sa carrière. Son titre mondial au 50 km remporté entre-temps n’a pas modifié sa pensée. Au-delà des Jeux de Pyeongchang et des mondiaux de 2019 en Autriche, où il défendra son titre de champion, l’absence d’enjeux majeurs durant la saison 2019-2020 lui ouvrira une fenêtre idéale pour s’échapper.

«Il y aura les Jeux, c’est sûr, puis il y aura l’année suivante. Une année de Championnat du monde comme celle de cette année, c’est quand même cool à vivre. Mais après ça, ce sera une année sans championnat ni grand rendez-vous et les Jeux suivants seront trop loin (en 2022). C’est pour ça que, en ce moment, c’est en 2018-2019 que je prévois m’arrêter», explique l’athlète de 28 ans.

Longues saisons

Les longues saisons de compétitions en Europe et la caravane qui le mène d’un hôtel à un autre commencent à user. Quand il atterrira à Québec cet après-midi, il rentrera d’un voyage amorcé le 5 novembre. Les retraites possibles au lendemain des Jeux de 2018 de ses deux coéquipiers de longue date, Devon Kershaw et Len Valjas, influencent aussi sa vision.

«En ce moment, on a vraiment du plaisir, la gang ensemble. Mais ça change aussi, une gang...», dit-il.

Une dernière « pour avoir du plaisir »

Une semaine fébrile en émotions s’annonce pour celui qui jouera le rôle d’acteur principal des finales et qui, selon toute vraisemblance, y confirmera son troisième rang au classement de la saison. À sa dernière pièce dans son propre théâtre, Harvey ne ressent pas un trac incontrôlable.

«Je vais surtout penser à faire mes meilleures courses possible et avoir du plaisir, peu importe ce qui arrive et que c’est la dernière fois que je cours à Québec.»